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13/09/2015 04:44 EDT | Actualisé 13/09/2015 06:21 EDT

Tim Wellens dompte la pluie et le Grand Prix de Montréal

www.instants-cyclistes.fr/Flickr

Du courage, il en fallait une bonne dose pour affronter une météo exécrable et les 17 ascensions du mont Royal courues à un rythme d'enfer dimanche au Grand Prix de Montréal. Et au final des 205,7 km, Tim Wellens a été récompensé pour sa persévérance et ses efforts.

Un texte de Manon Gilbert

Des conditions que seul un Belge pouvait apprécier.

« Je n'aime pas rouler dans la pluie, mais je roule très bien dans la pluie. Ça me donne de bonnes jambes, a affirmé le coureur de Lotto Soudal. Tout le monde préfère rouler dans le soleil, mais ça ne me dérangeait pas de rouler sous la pluie. »

De bonnes jambes, parlez-en à Adam Yates qui a fini dans la roue du vainqueur, au 2e rang.

Les deux hommes sont sortis à environ 600 m du sommet de la dernière montée de Camillien-Houde. Pris en chasse par un petit groupe de quatre coureurs (Bakelants, Bardet, Costa et Kelderman) qui pointait à seulement 12 secondes, ils ont uni leurs efforts.

Et mieux valait travailler de concert, avec Rui Costa, champion à Montréal en 2011 et 2e l'an dernier, dans le rétroviseur. D'ailleurs, le Portugais a remporté le sprint pour la 3e place, avec un retard de deux secondes sur les meneurs.

Plus fort, Wellens a abattu une bonne partie du boulot pour tenir les quatre poursuivants à distance. Même dans la descente de l'avenue du Parc, il dictait encore le rythme, avec Yates bien calé dans sa roue.

Le Britannique d'Orica-GreenEdge a tenté une ultime attaque dans la dernière ligne droite, le long faux plat montant jusqu'à l'arrivée sur du Parc, mais Wellens a surgi devant lui à 125 m de la ligne au moment où l'avance sur leurs poursuivants fondaient à vue d'œil.

« Il était trop fort. Il a fait la plus grosse partie du travail. Je suis quand même content de ma 2e position », a déclaré le coureur de 23 ans qui a obtenu un second podium en sol québécois pour l'équipe australienne après celui de Michael Matthews vendredi dans la Vieille Capitale.

Abandons canadiens

Tout comme Guillaume Boivin et Hugo Houle, la journée a été difficile pour le Britanno-Colombien Ryder Hesjedal (Cannondale-Garmin), qui a été contraint à l'abandon.

Troisième des éditions 2013 et 2010 du Grand Prix de Montréal, Hesjedal a quitté à mi-course environ.

Hesjedal a indiqué qu'il comptait faire l'impasse sur les Championnats du monde, disputés à Richmond, en Virginie, à compter du 19 septembre. On ne sait toutefois pas si la course de Montréal était sa dernière de la saison.

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