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10/09/2015 05:07 EDT | Actualisé 10/09/2015 05:12 EDT

Crise des migrants : Abdullah Kurdi blâme le Canada pour la mort de son fils sur une plage turque

OZAN KOSE via Getty Images
Abdullah Kurdi, father of three-year old Aylan Kurdi,waits at the morgue in Mugla, southern Turkey, on September 3, 2015, after a boat carrying refugees sank trying to reach the Greek island of Kos. The father of the three-year-old Syrian boy washed up on a Turkish beach September 2 whose image shocked the world said his children 'slipped through my hands' as their boat was taking in water en route to Greece. 'I was holding my wife's hand. But my children slipped through my hands. We tried to cling to the boat, but it was deflating. It was dark and everyone was screaming,' Abdullah Kurdi told Turkey's Dogan news agency of the sinking that also killed his wife and 5-year old child. The United Nations refugee agency UNHCR says more than 2,500 people have died trying to cross the Mediterranean so far this year. AFP PHOTO/OZAN KOSE (Photo credit should read OZAN KOSE/AFP/Getty Images)

Le père de l'enfant syrien Alan Kurdi, mort noyé sur une plage turque la semaine dernière, a confié à un quotidien allemand qu'il tenait le Canada responsable de la tragédie, qui a aussi coûté la vie de sa femme et de son autre fils.

Abdullah Kurdi a dit au journal Die Welt qu'il ne comprenait pas pourquoi le Canada avait rejeté sa demande d'asile. Le ministère canadien de la Citoyenneté et de l'Immigration soutient toutefois qu'il n'a reçu aucune requête en ce sens de sa part. Sa soeur, Tima Kurdi, qui habite à Coquitlam, en Colombie-Britannique, a affirmé qu'elle n'en avait pas fait la demande non plus.

Le ministère canadien a cependant confirmé avoir traité une requête pour son frère, Mohammed, qu'il a dû refuser parce qu'elle était incomplète et qu'elle ne remplissait pas les critères réglementaires concernant la preuve de reconnaissance du statut de réfugié.

Tina Kurdi a indiqué que, bien qu'elle n'ait pas envoyé de demande formelle pour son frère Abdullah, son cas avait été porté à l'attention du ministre de l'Immigration, Chris Alexander, lorsque le député néo-démocrate de la région lui a remis une lettre à la Chambre des communes, plus tôt cette année.

Abdullah Kurdi a toutefois déclaré au Die Welt que les autorités canadiennes avaient refusé sa demande, "même si cinq familles étaient prêtes à les appuyer financièrement".

Alan, trois ans, son frère Ghalib, cinq ans, et leur mère, Rehanna, étaient parmi les 12 migrants qui se sont noyés lorsque les deux bateaux qui les transportaient vers la Grèce ont chaviré.

La photo maintenant célèbre du petit Alan, gisant face contre sable sur une plage de la Turquie, a suscité l'indignation internationale et ravivé le débat sur la crise des réfugiés en Europe.

L'enjeu s'est également invité dans la campagne électorale du Canada alors que les partis de l'opposition ont demandé au premier ministre Stephen Harper d'accueillir plus de réfugiés au pays.

Galerie photo Hommage au petit Aylan Kurdi sur Twitter Voyez les images