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Zimbabwe: l'ex-vice-présidente publie un manifeste et pourrait fonder un parti

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud — L'ancienne vice-présidente du Zimbabwe, Joice Mujuru, a publié mardi un manifeste, annonçant ainsi sa probable intention de fonder un nouveau parti politique en vue de se présenter aux élections de 2018 contre l'actuel président Robert Mugabe, en poste depuis 1980.

Le tract de deux pages présente le plan de Mme Mujuru pour relancer l'économie nationale chancelante et renforcer les droits démocratiques. Il explique également que la politicienne entend réformer les politiques foncières, qui ont mené à la dépossession et à l'éviction souvent violente de leurs terres de milliers de fermiers blancs en 2000.

Joice Mujuru veut également abolir la politique nationale d'indigénisation, qui oblige les entreprises étrangères à céder 51 pour cent de leurs actions à des Zimbabwéens noirs. Cette politique est largement critiquée comme étant un repoussoir pour les investisseurs étrangers.

L'un des alliés de cette ancienne combattante de la liberté de l'armée de guérilla de Mugabe dans les années 1970, Rugare Gumbo, a refusé de dire si ce manifeste allait mener au lancement d'un parti politique officiel, soulignant qu'il s'agissait de leur «plan» et de leur «position».

Joice Mujuru a été démise de ses fonctions au cabinet du parti au pouvoir, le ZANU-PF, en décembre dernier. Elle a perdu son poste en même temps que huit autre ministres, car le président de 91 ans les soupçonnait de comploter en vue de le renverser.

L'un des ministres actuels de Robert Mugabe, Jonathan Moyo, a critiqué le manifeste de Mme Mujuru sur Twitter, affirmant que celui-ci a été «volé» d'un manifeste «échoué» fait par un autre parti d'opposition zimbabwéen.

Lynsey Chutel, The Associated Press

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