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Même s'il perd par un seul siège, Harper ne cherchera pas à garder le pouvoir (VIDÉO)

Le chef conservateur, Stephen Harper, affirme qu'il ne tentera pas de s'accrocher au pouvoir dans l'éventualité où un autre parti que le sien remporte l'élection sans obtenir de majorité parlementaire, et ce, même si seule une poignée de sièges les sépare.

Advenant ce scénario, « je ne voudrais pas être premier ministre », a-t-il assuré au cours d'une entrevue diffusée lundi au réseau CBC, même si, sur papier, cela pourrait être possible.

« Je pense que le parti qui remporte le plus de sièges doit former le gouvernement », a-t-il indiqué.

« Dans notre pays, [...], nous avons ce qu'on appelle un système [parlementaire] de Westminster », du nom de de celui qui existe au Royaume-Uni, a-t-il expliqué. « Nous n'élisons pas plein de partis qui, comme le font certains pays, se réunissent ensuite pour décider qui va gouverner. Nous demandons aux gens de choisir qui formera le gouvernement », a ajouté M. Harper.

Dans certains pays, comme Israël ou l'Italie, c'est la formation apte à rassembler la plus vaste coalition autour d'elle lui qui peut aspirer au pouvoir et pas nécessairement celle qui est arrivée en tête.

« Nous croyons évidemment que nous remporterons l'élection et que nous aurons une forte majorité », a cependant ajouté le premier ministre sortant, qui est au pouvoir depuis 2006.

Le chef conservateur exclut toute possibilité de former une coalition avec un autre parti ou toute autre procédure qui lui permettrait de demeurer premier ministre. Par exemple, s'il perd par quelques sièges seulement, il pourrait tenter de convaincre des députés de partis d'opposition de se joindre à son gouvernement.

Stephen Harper, qui a été l'un des joueurs clés dans la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur, a remporté deux élections successives à la tête d'un gouvernement minoritaire avant de remporter une majorité électorale, en 2011.

Dans une biographie qui lui est consacrée publiée le mois dernier, le journaliste du Globe and Mail John Ibbitson affirmait que Stephen Harper démissionnerait sur-le-champ s'il ne remportait pas l'élection du 19 octobre prochain.

Le journaliste ajoutait qu'il ne dirigerait pas le pays plus d'un an s'il était porté à la tête d'un gouvernement minoritaire et qu'il démissionnerait en cours de mandat même s'il conduisait ses troupes à une victoire marquée par une deuxième majorité. Dans cette hypothèse, M. Ibbitson avançait le début de 2018, soit près de deux ans avant le déclenchement de la prochaine élection, en 2019.

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