Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Ouverture des GMF le soir et le week-end: l'opposition veut des garanties

QUÉBEC — Le doute est semé quant à savoir si les cliniques dirigées par des Groupes de médecine familiale (GMF) vont accueillir des patients le soir et le week-end, une fois la loi 20 adoptée.

L'opposition décèle une brèche dans le projet de loi, tandis que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se fait rassurant, tout en se montrant de plus en plus irrité de constater que l'étude du projet de loi 20 piétine.

En commission parlementaire, mardi, l'opposition péquiste et l'opposition caquiste ont tenté tour à tour de forcer le ministre Barrette à fournir des garanties d'accessibilité de soins dans les GMF le soir et le week-end.

Sur tous les tons, le ministre Barrette a répliqué que la demande était irrecevable. Il a dit qu'il ne pouvait pas garantir aux patients un certain nombre d'heures d'ouverture, les médecins étant des travailleurs autonomes. Le contraire serait inconstitutionnel, a-t-il fait valoir, rappelant que les médecins se sont par ailleurs engagés à prendre plus de patients, donc à assurer une plus grande assiduité dans les GMF.

Le ministre estime que l'opposition, particulièrement la porte-parole péquiste, Diane Lamarre, fait de l'obstruction systématique pour retarder ou empêcher l'adoption du projet de loi, qui vise à assurer un meilleur accès aux soins et à encadrer par ailleurs les techniques de procréation assistée.

En point de presse, le ministre Barrette n'a pas écarté la possibilité de forcer l'adoption du projet de loi 20 cet automne, si rien ne bouge, comme il avait fait avec son projet de loi 10 prônant l'abolition des agences de santé, adopté sous bâillon en février 2015, au grand dam de l'opposition.

Ne cachant pas son impatience et son agacement, il a noté que la commission avait consacré pas moins de 24 heures à l'étude d'un seul article du projet de loi, sans pour autant en arriver à un consensus.

Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.