Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Le chanteur Raffi Cavoukian à l'assaut de Twitter pour critiquer Harper

OTTAWA — Au début de la campagne électorale, le chanteur populaire auprès des enfants Raffi Cavoukian a décidé d'empoigner sa guitare et d'improviser une chanson pour tourner en dérision le bilan du gouvernement conservateur. Cet hymne, entre autres, l'a amené à être l'utilisateur le plus actif sur Twitter.

La chanson «I want my Canada back» («Je veux récupérer mon Canada»), qui a été enregistrée en une seule prise, a été visionnée plus de 250 000 fois sur Facebook et YouTube — dans le cadre d'une stratégie, dit-il, pour intéresser ses abonnés à la politique.

Lorsque Twitter a commencé à traiter les données sur les utilisateurs qui ont inscrit les mots-clics liés à la politique canadienne, l'entreprise a découvert que M. Cavoukian était l'utilisateur le plus actif.

Le chanteur a envoyé des centaines de micromessages en quelques semaines, dépassant de loin la moyenne des internautes canadiens qui discutaient des élections fédérales.

Dans les trois premières semaines de la campagne, M. Cavoukian a partagé plus de 500 messages politiques, se plaçant ainsi parmi les 197 utilisateurs canadiens les plus loquaces du réseau social.

La liste, qui comprend des passionnés de politique et plusieurs partisans, inclut également la chef du Parti vert, Elizabeth May — qui, ironiquement, est la députée de M. Cavoukian —, le Parti libéral et sa candidate dans la circonscription d'Ottawa Centre, Catherine McKenna.

À la dernière élection, en 2011, Raffi Cavoukian avait invité sur Twitter ses «bélugas» — ses jeunes admirateurs qui avaient écouté sa chanson «Baby Beluga» lorsqu'ils étaient petits devenus maintenant des électeurs — à aller voter.

Cette fois-ci, son message a changé. Il encourage ses abonnés à voter, mais contre Stephen Harper et contre les conservateurs.

Le chanteur ne considère pas son geste comme étant «politisé» — parlant plutôt d'un engagement citoyen — puisqu'il n'est pas lié à un parti. Il demande maintenant à ses «bélugas» à amener un nouvel électeur avec eux et de «voter pour le changement».

«Je respecte la diversité des opinions. Je ne crois pas qu'ils (ses admirateurs) ont les mêmes idées que moi sur les enjeux. Mais nous sommes dans un pays libre et tout le monde a le droit de s'exprimer», a-t-il affirmé.

Sur Twitter, M. Cavoukian s'en est aussi pris aux journalistes, qui ne poseraient pas de questions assez serrées au premier ministre sortant sur l'affaire du sénateur Mike Duffy.

Malgré ses nombreuses prises de bec sur le réseau social, il insiste pourtant qu'il n'y est pas pour chercher la bisbille. «Ce n'est pas du tout mon intérêt. Je suis là pour faire valoir des idées qui sont importantes à relever, selon moi. Alors si une question que je trouve importante n'est pas posée au gouvernement actuel, je vais la mettre de l'avant», a-t-il conclu.

Jordan Press, La Presse Canadienne

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.