Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Kansas: peine de mort pour le tireur suprémaciste blanc Frazier Glenn Miller Jr.

OLATHE, Kan. — Un jury a recommandé la peine de mort, mardi, pour un suprémaciste blanc qui a tué trois personnes par balle sur des sites juifs en avril 2014 au Kansas. Quelques heures plus tôt, Frazier Glenn Miller Jr., 74 ans, avait dit aux jurés qu'il ne se souciait pas de sa sentence.

La semaine dernière, Miller a été reconnu coupable des meurtres du Dr. William Lewis Corporon, 69 ans, et de son petit-fils de 14 ans, Reat Griffin Underwood, au Centre communautaire juif d'Overland Park, ainsi que de celui de Terri LaManno, 53 ans, à la maison de retraite voisine Village Shalom.

L'accusé a admis ses crimes à plusieurs reprises au cours du procès, durant lequel il assurait lui-même sa défense. Il a expliqué qu'il souffrait d'emphysème chronique et qu'il voulait tuer des Juifs avant de mourir. Toutefois, aucune de ses victimes n'était de religion juive.

Le juge doit maintenant décider s'il suit ou non la recommandation du jury sur la peine. L'audience de sentence est prévue le 10 novembre.

Plus tôt mardi, durant sa plaidoirie, le procureur de district du comté de Johnson, Steve Howe, avait pressé le jury de recommander la peine de mort.

Quant à Miller, il a livré une plaidoirie décousue de plus d'une heure au cours de laquelle il a entre autres parlé des médias, des suprémacistes blancs et de sa santé avant de dire aux jurés qu'il ne se souciait pas de sa sentence.

«Franchement, mes chers, c'est le cadet de mes soucis», a-t-il déclaré — reprenant à son compte la réplique finale de Rhett Butler à Scarlett O'Hara dans le film «Autant en emporte le vent» — avant de faire le salut nazi. Un geste qu'il a répété quand le verdict a été annoncé.

M. Miller, aussi connu sous le nom de Cross, est un vétéran de la guerre du Vietnam qui a entre autres fondé un chapitre du Ku Klux Klan en Caroline du Nord, plus tard renommé le White Patriot Party (le parti du patriote blanc, en français).

Maria Sudekum, The Associated Press

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.