Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Freddie Gray: entente de 6,4 millions $ entre les parents et Baltimore

BALTIMORE — Les parents de Freddie Gray ont conclu une entente de principe d'une valeur de 6,4 millions $ avec la Ville de Baltimore, près de cinq mois après la mort de leur fils de 25 ans alors qu'il était en détention.

Le montant de l'entente annoncée mardi est parmi les plus élevés des dernières années pour des cas semblables.

Freddie Gray a été blessé au moment de son arrestation et de son transport vers le centre de détention le 12 avril dernier, et est décédé une semaine plus tard à l'hôpital.

La mort du jeune homme, devenu un symbole des rapports difficiles entre la police et la population à Baltimore ainsi que du traitement réservé aux Noirs par les policiers américains, a déclenché une série de manifestations et d'émeutes qui ont ébranlé Baltimore pendant plusieurs jours.

L'accord avec sa famille, qui doit encore être approuvé par les services comptables de la Ville au cours d'une réunion mercredi matin, ne met pas fin aux poursuites judiciaires déjà engagées, a précisé la mairesse de Baltimore, Stephanie Rawlings-Blake, par voie de communiqué. Il ne doit pas être «interprété comme un jugement» des six officiers de police accusés et n'a rien à voir avec les procédures enclenchées en cour criminelle.

Interrogée mardi à l'occasion d'une conférence de presse concernant un autre sujet, la mairesse Rawlings-Blake a refusé d'émettre d'autres commentaires sur le dossier.

En plus de dépasser les plus récentes ententes conclues à New York et Chicago dans des cas semblables, l'accord avec les parents de Freddie Gray surpasse la somme totale de 5,7 millions $ payée par la Ville de Baltimore pour régler 102 jugements et ententes concernant des allégations d'inconduite policière entre 2011 et l'automne 2014, selon une enquête du journal The Baltimore Sun.

La Ville a également dépensé 5,8 millions $ en frais judiciaires pour des avocats externes qui ont représenté des policiers, toujours selon le Baltimore Sun.

Le détective Donny Moses, un porte-parole du service de police de Baltimore, a affirmé mardi que le personnel des affaires publiques de l'organisation avait reçu l'ordre de ne pas commenter.

Un des avocats de la famille Gray, Billy Murphy, a également refusé de commenter.

Juliet Linderman, The Associated Press

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.