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Adonis Stevenson vise le K.-O. contre Tommy Karpency dans la Ville reine

TORONTO — Les combats de boxe d'envergure sont de retour à Toronto, et le co-promoteur Yvon Michel a promis qu'il y organiserait trois ou quatre galas par année.

On se demande toutefois combien de temps durera le combat principal vendredi soir, lorsque le Montréalais Adonis «Superman» Stevenson (26-1) tentera de défendre son titre des poids mi-lourds de la WBC contre Tommy «Kryptonite» Karpency (25-4-1) au Ricoh Coliseum.

L'Américain est classé neuvième parmi les prétendants au titre de la WBC, et il a déjà livré un combat de championnat du monde auparavant. Sauf que les preneurs aux livres ne semblent pas impressionnés.

Skybet a établi à 1-100 les chances de Stevenson, ce qui signifie qu'un parieur qui investit 100 $ sur lui empocherait 101 $ si le Québécois triomphe. Si vous croyez en votre bonne étoile, alors un investissement de 100 $ sur la victoire de Karpency — qui est le négligé à 16-1 — vous rapporterait 1700 $.

«Je sais que beaucoup de gens disent qu'il va perdre... Je suis déjà passé par là, a déclaré Stevenson, un puissant cogneur qui fêtera son 38e anniversaire le 22 septembre. C'est la raison pour laquelle je m'entraîne comme si j'étais un prétendant au titre.»

À 29 ans, Karpency a le même âge que Stevenson lorsqu'il est devenu boxeur professionnel. Il a perdu par décision unanime contre Nathan Cleverly dans un combat de championnat des lourds-légers de la WBO en 2012, mais a défait Chad Dawson par décision partagée il y a deux combats seulement.

L'objectif ultime de Stevenson est d'obtenir un combat d'unification des titres WBA-IBF contre Sergey «Krusher» Kovalev (27-0-1). C'est un affrontement qui risque d'être difficile à organiser puisque les deux camps sont liés par contrat à des réseaux de télévision rivaux.

Mais Michel assure que ça puisse un jour se produire.

«Ça doit arriver, a-t-il confié. Il (Stevenson) nous a donné — à moi et son gérant Al Haymon — le mandat de travailler en ce sens et ça risque de se produire en 2016.»

Mais d'abord, il y a Karpency, un ex-infirmier dans un hôpital psychiatrique issu d'une famille de pugilistes. Il est entraîné par son père, Tom, et ses frères Jeremiah et Dan ont un dossier cumulatif de 16-0.

«Nous sommes prêts à gagner le titre le 11 septembre, a lancé le prétendant. Nous nous sommes entraînés très forts, nous sommes prêts mentalement, physiquement, et nous voulons offrir tout un spectacle.»

Ce duel est considéré comme étant le premier combat de championnat à Toronto en plus de 30 ans — Aaron «The Hawk» Pryor avait défait le favori local Nicky Furlano pour le titre des mi-moyens de l'IBF au Varsity Stadium en juin 1984.

«Ça faisait trop longtemps», a lancé l'ex-champion des poids lourds canadien George Chuvalo, qui s'était incliné par décision devant Mohamed Ali dans un combat de championnat présenté au Maple Leaf Gardens en 1966.

«Nous avons besoin de spectacles, de combats spectaculaires. Il faut qu'ils aient du succès, qu'ils attirent les foules et qu'ils soient appréciés. Et il semble que nous disposions d'une très bonne carte, et je vais même m'avancer et dire que ce gala sera de la dynamite.

«C'est le début d'un temps nouveau, je crois, et je l'espère.»

Michel, le principal promoteur de boxe à Montéal, a travaillé de concert avec Global Legacy Boxing, qui est dirigée par l'ex-champion du monde Lennox Lewis et le promoteur torontois Les Woods, ainsi que Maple Leaf Sports and Entertainment (MLSE) pour organiser ce gala dans la Ville reine.

Il sera télédiffusé aux États-Unis dans le cadre de la série Premier Boxing Champions, qui défraiera 75 à 80 pour cent des coûts associés à un tel événement. Le gala, qui mettra à l'affiche 10 combats, sera disponible sur les chaînes de télé à la carte au Canada.

Neil Davidson, La Presse Canadienne

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