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07/09/2015 12:20 EDT | Actualisé 08/09/2015 05:39 EDT

«Ruptures» : le cantinier Carl Shunamon n'est pas décédé, mais toujours dans le coma (VIDÉO)

L’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) a été trop rapide à annoncer la mort du cantinier Carl Shunamon. Selon la famille de Carl Shunamon, ce dernier est toujours dans le coma et n’est pas décédé.

Alors que l’organisation publiait en début de journée un communiqué alarmant déplorant la mort du jeune technicien dans le cadre de ses fonctions sur le plateau de la série Ruptures, le 30 août dernier, Fabienne Larouche a écrit, en fin d’après-midi, lundi, sur sa page Facebook, un message voulant que Carl Shunamon ne soit pas décédé, mais toujours dans le coma.

«Un proche de la famille de Carl Shunamon est entré en contact avec nous pour nous indiquer que contrairement au communiqué émis par AQTIS, Carl était toujours vivant suite à son accident de la route. C’est un soulagement. Nous gardons espoir», a exprimé la productrice de Ruptures.

Jointe plus tard, la porte-parole d’Aetios, Geneviève Clément, a ainsi réagi :

«Nous sommes consternés. Nous nous étions fiés sur la déclaration du président de l’AQTIS. Comme l’accident était très grave, nous n’avons jamais remis en doute sa parole. Nous espérons que Monsieur Shunamon puisse se rétablir et nous tenons à nous excuser auprès de sa famille si notre communiqué a ajouté à leur peine en ces moments difficiles. Nous leur envoyons tout le support nécessaire.»

Carl Shunamon a été victime d’un accident de voiture le dimanche 30 août dernier. Lundi matin, l’AQTIS, chargée de défendre les intérêts des artisans pigistes dans le domaine de la production audiovisuelle, mettait en ligne sur son site web un communiqué où elle offrait ses condoléances pour la mort de Carl Shunamon, et expliquait qu’une enquête de la CSST allait être mise en branle dès mardi, soutenant que l’accident était dû aux conditions de travail prévalant sur le plateau de Ruptures. L’AQTIS invitait par ailleurs ses membres à porter un brassard noir, mardi, en guise de solidarité et «en souvenir de Carl».

«Ce qui est arrivé à Carl est déplorable, mais doit servir de «wake-up call» à tous pour que plus jamais cela ne se produise», déclarait Bernard Arseneau, président de l’AQTIS.

À l’heure du souper, lundi, l’AQTIS avait rectifié le tir sur sa page, avec le mot suivant :

«L’AQTIS présente ses excuses les plus sincères à tous pour avoir annoncé, sur la foi d’une information inexacte qui lui a été transmise supposée digne de foi, le décès de Carl Shunamon et d’en avoir relayé la diffusion sur Internet. Nous sommes immensément désolés de la peine causée à ses proches et offrons toute notre solidarité pour les moments difficiles qu’ils traversent», a déclaré Jean-Claude Rocheleau, directeur général de l’AQTIS.

En négociations

L’AQTIS espérait-elle ainsi augmenter la vitesse des négociations avec les dirigeants d’Aetios?

Vendredi, les techniciens du plateau de Ruptures ont suspendu leur boulot et débrayé, sur recommandation de l’AQTIS, mécontents des conditions et du rythme de travail qui prévalent sur les lieux de tournage de la série écrite par Daniel Thibault et Isabelle Pelletier, et réalisée par Mariloup Wolfe, qui met en vedette Mélissa Désormeaux-Poulin, et qui sera présentée à Radio-Canada en janvier. La saga est inspirée des histoires judiciaires de l’avocate Suzanne Pringle, impliquée dans la célèbre cause opposant «Éric et Lola».

Catherine Escogido, directrice des communications de l’AQTIS, a expliqué au Huffington Post Québec que des discussions avaient eu lieu toute la journée de samedi entre l’AQTIS et Aetios. Une proposition a été déposée par Aetios hier, dimanche le 6 septembre, et est actuellement à l’étude par l’AQTIS. Une rencontre entre les membres de ce dernier regroupement aura lieu demain matin pour confirmer si les offres d’Aetios sont acceptées ou pas. La boîte de Fabienne Larouche chapeaute aussi la production de Blue Moon, fiction de grande envergure destinée à Club illico. Les techniciens de Blue Moon se sont eux aussi plaints, en juin dernier, de la cadence de tournage qui leur est imposée.

Lundi après-midi, avant les derniers développements, la boîte Aetios a aussi envoyé un communiqué témoignant de ses sincères condoléances à l’égard de l’entourage Carl Shunamon, et mentionnant aussi qu’elle attendrait le rapport de la CSST avant de commenter les événements.

Selon la version d’Aetios, Carl Shunamon avait la responsabilité, le 30 août, de préparer deux collations et un déjeuner pour l’équipe de Ruptures. Il aurait livré la première collation à 13h30 et quitté ensuite le plateau de Ruptures, situé à proximité de l’intersection des rues Saint-André et Beaubien, à Montréal, pour ne jamais revenir. Une fausse manœuvre serait à l’origine de l’accident.

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- Conflit de travail chez Aetios : Radio-Canada ne s'en mêle pas

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