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05/09/2015 14:48 EDT | Actualisé 05/09/2016 01:12 EDT

Tadjikistan : 13 morts dans une vaste opération policière contre les auteurs des attaques de vendredi

Treize membres des groupes armés qui avaient lancé vendredi des attaques contre la police au Tadjikistan ont été tués samedi au cours d'une vaste opération policière qui a permis également d'effectuer plusieurs arrestations, a annoncé le ministère de l'Intérieur tadjik.

Vendredi, neuf policiers et 13 assaillants avaient été tués dans deux attaques, l'une contre un poste de contrôle de police à Douchanbé, la capitale, l'autre contre un poste de police de banlieue, selon un dernier bilan établi par le ministère.

Les autorités avaient immédiatement accusé le vice-ministre de la Défense Abdoulkhalim Nazarzoda - qui a aussitôt été limogé - et l'opposition islamique modérée à laquelle il appartient de les avoir organisées.

"A l'heure actuelle, nous avons arrêté 32 membres du groupe criminel Nazarzoda, dont 13 ont été éliminés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Selon les autorités, les auteurs des attaques de vendredi ont réussi lors de l'opération à "emporter une grande quantité d'armes et de munitions", avant de s'enfuir notamment vers les montagnes situées au nord-est de la capitale.

Une opération de vaste envergure était toujours en cours samedi, avec la participation de l'armée et d'hélicoptères, pour les retrouver, alors que plus de 500 armes et caisses de munitions ont été récupérées par les forces de l'ordre, selon la même source.

Les autorités "ont proposé aux rebelles de se rendre, mais ceux-ci ont refusé. L'opération se poursuit", a précisé à l'AFP un porte-parole du nistère.

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé samedi une "tentative de déstabiliser la situation" au Tadjikistan au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue tadjik Emomali Rakhmon et lui a exprimé son soutien, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par la chaîne publique Pervy Kanal.

Pendant la sanglante guerre civile entre le pouvoir procommuniste et des rebelles islamistes qui a fait 150.000 morts entre 1992 et 1997, M. Nazarzoda combattait au sein de l'opposition unifiée qui réunissait démocrates et islamistes, d'après le ministère de l'Intérieur.

Il avait ensuite obtenu un poste de haut fonctionnaire à la faveur d'une amnistie prévue par des accords de paix signés en 1997 et ayant marqué la fin des combats.

Le ministère affirme que M. Nazarzoda a ensuite rejoint le Parti de la Renaissance islamique du Tadjikistan (IRPT), seul parti islamique légal dans l'ancienne république soviétique.

Ce parti a été interdit la semaine dernière par les autorités qui l'accusent d'avoir des liens avec l'organisation Etat islamique. Après cette décision, les analystes avaient dit craindre une radicalisation de l'opposition.

ab-cr/mp/mr

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