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04/09/2015 20:49 EDT | Actualisé 04/09/2016 01:12 EDT

Les premiers cars de migrants quittent la Hongrie pour l'Autriche

Les premiers cars de migrants ont pris la route tôt samedi en Hongrie à destination de la frontière autrichienne, que souhaitent gagner plusieurs milliers de réfugiés bloqués en Hongrie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs cars affrétés par les autorités hongroises ont quitté la gare de Budapest-Keleti vers 01H40 locale (23H40 GMT), a indiqué cette source, qui se trouve à bord de l'un d'eux.

Peu auparavant, d'autres cars ont commencé à emmener des migrants appartenant à un groupe de 1.200 personnes marchant sur le bord de l'autoroute, également à destination de l'Autriche, a rapporté l'agence officielle MTI. Budapest a promis la mise à disposition d'une centaine de cars au total.

Vienne a annoncé dans la nuit que l'Autriche et l'Allemagne acceptaient toutes deux, vu la "situation d'urgence", de recevoir les milliers de migrants que la Hongrie s'est résolue à acheminer à sa frontière dans les prochaines heures, après plusieurs jours de blocage.

L'Allemagne, un pays riche qui a assoupli ses règles d'accueil pour les ressortissants syriens, est une destination privilégiée pour la majorité des migrants.

Le gouvernement autrichien a indiqué qu'il entendait respecter les accords de Dublin régissant l'asile dans l'espace Schengen, mais qu'en concertation avec Berlin il ne chercherait pas à entraver le transit des migrants souhaitant continuer leur route vers l'Allemagne.

"Excusez-moi, on va dans un camp ou à Vienne ?" A bord d'un des cars affrétés par le gouvernement hongrois, les migrants étaient partagés entre soulagement et inquiétude, a constaté un journaliste de l'AFP.

La cinquantaine de personnes qui ont pris place à bord du véhicule parti dans la nuit de la gare de Budapest-Keleti, où des milliers de migrants ont attendu en vain cette semaine des trains pour l'Autriche, étaient recrues de fatigue et beaucoup dormaient allongées à même le sol.

Parmi ceux qui veillent, aucune manifestation de joie, alors que la perspective de rejoindre enfin un pays européen riche, l'Autriche ou mieux encore l'Allemagne, n'a jamais semblé aussi proche.

Les passagers sont échaudés: ils savent que jeudi, les autorités hongroises ont tenté de débarquer des migrants ayant pris place à bord d'un train pour la frontière autrichienne, afin de les transférer dans un camp.

"Je n'étais pas à l'aise en quittant la gare de Keleti", avoue Mohammed, un Syrien de 26 ans originaire de Damas. Il se détend quelque peu en apercevant le Danube à travers les vitres: "J'en avais entendu parler mais je ne l'avais jamais vu. C'est magnifique!"

Au fur et à mesure que le véhicule progresse vers l'ouest, l'inquiétude diminue. La nouvelle circule que l'Autriche et l'Allemagne ont annoncé accepter de recevoir les réfugiés. Et le spectre d'un séjour dans un camp hongrois se dissipe peu à peu.

pmu-phs/mba

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