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05/09/2015 09:26 EDT | Actualisé 05/09/2016 01:12 EDT

Euro-2016 - Les Pays-Bas en Turquie, pour survivre

Les Pays-Bas se rendent dimanche soir à Konya (20h45 française), au centre de la Turquie, pour un match qui a des allures de partie de la dernière chance dans l'optique de la troisième place du groupe A, synonyme de barrage pour l'Euro-2016.

Pour le sélectionneur néerlandais Danny Blind, les deux premières places (directement qualificatives pour la France) sont "maintenant inaccessibles".

Après la défaite de jeudi face à l'Islande (1-0), les Néerlandais pointent à huit points des Nordiques et à six points de la République tchèque qui, sauf scénario improbable, seront de la partie en juin 2016.

Les Oranje en sont encore loin. Ils se déplacent à Konya, cité provinciale de l'Anatolie centrale, avec la peur au ventre.

Avec un seul point d'avance sur les Turcs, une défaite signifierait un recul à la quatrième place. Ils n'auraient alors plus leur destin entre les mains. Incroyable pour une équipe qui avait terminé sur le podium du dernier Mondial.

"Il faut gagner les trois dernières rencontres", assène Wesley Sneijder qui juge "impensable de regarder l'Euro-2016 à la télévision".

La mission en Turquie s'annonce pourtant compliquée, dans un stade qui sera certainement chauffé à blanc.

"Je connais ce stade pour y avoir déjà joué avec Galatasaray. C'est une enceinte qui peut être très intimidante. J'ai prévenu mes équipiers. Il faudra être fort mentalement", explique Sneijder.

- Football panique -

Or, les Néerlandais sont dans le doute. En crise de confiance même à en juger par le "football panique" pratiqué jeudi, à dix contre onze il est vrai pendant près d'une heure.

Danny Blind demande "du temps" pour reconstruire une équipe. Mais il n'en a pas...

Et dimanche, il devra résoudre différents problèmes. Le premier sera de remplacer efficacement Arjen Robben. L'attaquant et nouveau capitaine s'est blessé à l'aine face à l'Islande et ne sera pas opérationnel avant quatre semaines.

En plus de Robben, Blind devra aussi se passer du Bruno Martins Indi, suspendu après son exclusion jeudi.

Ces absences s'ajoutent à d'autres (Vlaar, Strootman). Le sélectionneur ne peut donc aligner son meilleur effectif. Et en ces temps de doute, les médias néerlandais ne comprennent pas que Blind se passe des services des vétérans Nigel de Jong et Dirk Kuyt, dont la mentalité de battant ferait sans doute du bien à un onze apparu bien amorphe lors des derniers duels.

Blind pourrait être tenté de faire appel à du sang neuf. Luciano Narsingh (24 ans), Davy Klaassen (22), Georginio Wijnaldum (24) et Quincy Promes (23) s'impatientent sur le banc.

Le sélectionneur a déjà confirmé qu'il ne toucherait pas à son 4-3-3, malgré l'expérience décevante de jeudi.

A l'exception de Wesley Snjeider, les joueurs étaient apparus hors sujet. Flamboyant avec Manchester United, l'ailier Memphis Depay a été fantomatique. Le centre-avant Klaas-Jan Huntelaar a été remplacé après une demi-heure sous les sifflets d'un public remonté face à l'indigence offensive de ses favoris.

Problème: Robin van Persie, qui pourrait suppléer Huntelaar dimanche, est en manque de rythme et n'est pas encore apte à disputer 90 minutes après un retour de blessure. Bref, les voyants Oranje sont loin d'être au vert.

bnl/pgr/dhe

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