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05/09/2015 08:32 EDT | Actualisé 05/09/2015 08:34 EDT

Conflit de travail chez Aetios : Radio-Canada ne s'en mêle pas

PC

La direction de Radio-Canada n’a pas l’intention de se mêler du conflit opposant la maison de production Aetios et ses techniciens, qui ont débrayé sur le plateau de tournage de la série Ruptures, vendredi, après que l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) leur ait recommandé d’interrompre leur travail .

«Nous, on ne s’immisce pas dans la gestion des maisons de production, a déclaré Marc Pichette, directeur des relations publiques, promotion et partenariats de Radio-Canada. On s’attend toujours à recevoir des séries de grande qualité dans les délais prescrits et entendus au départ, mais Radio-Canada, le service public, ne s’immisce pas dans la gestion interne des maisons de production avec qui elle fait affaire.»

«Les producteurs ont des budgets pour chacune de leurs productions. Ce sont eux qui gèrent ces choses-là, qui sont responsables de la gestion de leurs productions. À ce moment-là, on ne commente pas, et on n’intervient surtout pas non plus», a ajouté Marc Pichette, qui a par ailleurs souligné que Radio-Canada est pleinement satisfaite de sa collaboration avec Aetios.

«Absolument. On fait affaire avec de nombreux producteurs. C’est la même chose pour tous les producteurs avec qui on fait affaire.»

Du côté d’Aetios, on affirme que «le débrayage est illégal». «Aetios n’a pas été avisé et ils [les producteurs] sont prêts à négocier si c’est fait dans le respect et selon les termes de la convention collective», a-t-on avancé.

Manque de recul

Une partie de l’équipe de comédiens de Ruptures était présente, vendredi soir, à la fête de lancement de la saison 2015-2016 de Radio-Canada, qui rassemblait plusieurs têtes d’affiche de la chaîne, de même que des gens du public.

Mariloup Wolfe, réalisatrice de Ruptures, ainsi que Mélissa Désormeaux-Poulin, Isabel Richer et Sylvie Léonard, entre autres, étaient sur place. La productrice, Fabienne Larouche, n’était pas là, retenue par l’écriture de sa quotidienne 30 vies.

Questionnée au sujet des incidents du jour, Mariloup Wolfe, qui se retrouve pour la première fois derrière la caméra d’une série dramatique, a convenu que «ça va vite» pendant l’enregistrement de Ruptures, mais a jugé ne pas avoir assez de recul sur les événements pour commenter davantage.

La grogne s’est installée depuis déjà quelques semaines sur les plateaux de Ruptures et Blue Moon, deux projets chapeautés par Aetios, qu’on pourra voir l’hiver prochain, à Radio-Canada dans le premier cas, et sur Club illico dans le second. Le rythme des tournages et les conditions de travail sont en cause.

En juin, La Presse rapportait que les techniciens de Blue Moon devaient «produire beaucoup, beaucoup, beaucoup en peu de temps». Vendredi, alors qu’on filmait des scènes à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, un technicien aurait dû être transporté à l’hôpital après avoir subi un malaise. L’AQTIS a également déploré la grande chaleur qui régnait sur les lieux de tournage, et a recommandé à ses membres de suspendre leur boulot. Le débrayage devait se poursuivre samedi.

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