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05/09/2015 12:27 EDT | Actualisé 05/09/2016 01:12 EDT

Canada: Le NPD (gauche) promet l'accueil de 46.000 réfugiés syriens

Le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) a promis samedi l'accueil de 46.000 réfugiés syriens, en cas de victoire aux législatives d'octobre au Canada, un chiffre plus important que ses adversaires libéraux ou conservateurs.

"Après avoir relocalisé 10.000 réfugiés syriens (...) d'ici la fin de 2015", un gouvernement formé par le NPD après les législatives s'engage de porter à "9.000 par année au cours des quatre prochaines années" cet accueil de réfugiés syriens, a assuré Paul Dewar, porte-parole des néo-démocrates pour les Affaires étrangères.

"Quand des crises humanitaires surviennent, les Canadiens répondent le plus souvent avec générosité" et il est nécessaire d'agir "en prenant des mesures concrètes pour sauver des vies immédiatement et en adoptant un plan d'aide durable pour les années à venir", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

En tête dans les sondages à six semaines des législatives, le chef du NPD Thomas Mulcair avait promis jeudi, en cas de majorité à la chambre, l'accueil avant fin décembre de 10.000 migrants que l'Onu avait assigné en début d'année pour le Canada.

Le NPD a indiqué samedi que le plan de relocalisation de 46.000 réfugiés d'ici 2019 correspondait à l'objectif fixé au Canada par le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des migrants, le Canadien François Crépeau, sur un total d'un million de réfugiés syriens pour le monde occidental.

Depuis plusieurs jours, la crise des migrants en méditerranée est au coeur de la campagne électorale, et les différents leaders politiques canadiens sont engagés dans une bataille de chiffres.

Le libéral Justin Trudeau, qui pointe au troisième rang ans les intentions de vote, a fixé l'objectif d'accueil à 25.000 réfugiés.

De son côté, le Premier ministre conservateur sortant Stephen Harper a promis "d'accepter plus de réfugiés de Syrie et d'Irak" avec 20.000 réfugiés sur quatre ans en assurant avoir "des plans pour en faire davantage".

Mais, selon lui, la solution à la crise des migrants n'est pas l'accueil de réfugiés mais plutôt la poursuite de l'intervention militaire dans les zones où le groupe Etat islamique persécute les populations, obligées de fuir.

Il a critiqué MM. Mulcair et Trudeau qui demandent le retrait des forces armées canadiennes d'Irak et de Syrie où elles sont engagées avec la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

"Comment peut-on conclure que nous devrions nous retirer et laisser ces populations mourir parce que nous ne voulons pas participer à un engagement militaire", a déclaré vendredi M. Harper.

mbr/vog

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