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03/09/2015 11:12 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Stevenson: Unification et promotion ontarienne

Adonis Stevenson se retrouve malgré lui au cœur de la relance de la boxe professionnelle en Ontario, un défi de taille qui n'efface en rien son objectif d'unifier les titres de la catégorie des mi-lourds.

Un texte de Jean-François Chabot

L'intérêt mitigé entourant son combat du 11 septembre face à l'Américain Tommy Karpency a rapidement été balayé sous le tapis lors du point de presse tenu jeudi en marge de la dernière séance d'entraînement de Stevenson avant son départ pour Toronto.

Les journalistes présents préféraient se concentrer sur l'éventuel combat qui opposerait Stevenson à Sergey Kovalev, détenteur des ceintures IBF, WBA et WBO.

Le gala du 11 septembre sera présenté au Ricoh Coliseum, un petit amphithéâtre qui pourra accueillir 6 000 spectateurs pour l'occasion.

Yvon Michel, co-promoteur de l'événement aux côtés de Premier Boxing Champions de l'Américain Al Haymon et de Maple Leafs Sports and Entertainmment (MLSE), affirme que la vente des billets va bien, et ce en dépit de l'attention que drainent les Blue Jays en pleine course au championnat au baseball.

« Toronto est une grande ville de sports. La boxe y est à reconstruire. Nous sommes privilégiés d'avoir MLSE comme partenaire. Si les billets se vendent, c'est en grande partie en raison de la sollicitation des gens de MLSE. C'est un marché à conquérir. Il faut donc leur offrir un excellent spectacle », a indiqué Michel.

Stevenson n'a pas mâché ses mots pour décrire la situation de son sport dans la Ville Reine.

« Je suis allé là-bas pour faire la promotion. Là-bas, la boxe c'est mort. J'aimerais faire en sorte que les jeunes là-bas puisse profiter de la présentation de galas sur une base régulière pour ramener la boxe à la santé », comme l'a fait GYM ici au Québec », a lancé le champion.

À quand Kovalev?

Adonis Stevenson a répété que son but ultime était d'unifier les ceintures des mi-lourds. Un objectif louable, mais le temps commence à se faire plus rare pour le boxeur de 38 ans qui, pour parvenir à ses fins, doit espérer que promoteurs et diffuseurs finissent par s'entendre.

« C'est un affaire de négociations et de contrat que je ne contrôle pas » a dit Stevenson en se tournant vers Yvon Michel.

Le promoteur s'est empressé de rappeler qu'il a fallu cinq ans pour faire en sorte que Floyd Mayweather et Manny Pacquiao s'affrontent.

Michel entretient de bons espoirs pour que le combat Kovalev/Stevenson puisse avoir lieu en 2016.

« On est en train d'essayer de prendre le contrôle de l'identité de l'aspirant obligatoire », a indiqué Yvon Michel en rappelant que son groupe et celui d'Al Haymon avaient déjà sous contrat 7 des 10 meilleurs boxeurs mi-lourds au monde.

« À un moment donné, peut-être que le champion (Kovalev) préférera se battre en combat d'unification, nettement plus lucratif, que d'affronter un aspirant obligatoire, (un Beterbiev ou un Alvarez par exemple). On met toute les pressions que l'on peut, a ajouté Michel.

Rappelons que Kovalev et son agente Kathy Duva sont associés au réseau Showtime, tandis que Stevenson et son clan font des affaires avec HBO.

« On s'est déjà entendus avec Kathy Duva pour un partage 50-50 des revenus. Pour ce qui est du diffuseur, on lui a dit que si elle pouvait démontrer que l'on ferait plus d'argent avec Showtime qu'avec HBO, on signerait tout de suite », a conclu Michel.

Des pourparlers sont également en cours pour un duel entre Artur Beterbiev et Sullivan Barrera, de même qu'entre Eleider Alvarez et Isaac Chilemba.

Par ailleurs, il est déjà acquis que le prochain combat de Lucian Bute, possiblement en octobre, en sera un de championnat du monde chez les super mi-moyens (168 lb).

Il ne reste que l'adversaire à déterminer. Vous pouvez déjà parier sur Andre Ward (WBA) ou James Degale (IBF).