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03/09/2015 05:43 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Réfugiés: après la photo de l'enfant mort, Rajoy dit qu'il faut s'occuper de la Syrie

Le chef du gouvernement espagnol a estimé jeudi que la solution à la crise des réfugiés en Europe passait par une action en Syrie, dénonçant des situations "dramatiques" et "scandaleuses" comme celle de l'enfant syrien dont le corps sans vie sur une plage a fait la Une des médias.

"Je ne suis pas en mesure de dire s'il est bon ou non d'utiliser des troupes au sol. Ce que je sais c'est que la situation en Syrie est la source d'une grande partie des problèmes que nous vivons actuellement en Europe", a déclaré Mariano Rajoy jeudi matin sur la radio privée Cope.

"Il faut résoudre la situation en Syrie", a encore dit M. Rajoy en soulignant que le groupe Etat islamique "contrôle une bonne partie du pays" et que "l'Occident ne peut pas le permettre, pour la dignité des Syriens eux-mêmes".

Sans se prononcer sur la manière - intervention des Nations unies, de l'OTAN ou par d'autres biais - il a dénoncé les situations générées par l'exode syrien, comme celle du garçonnet retrouvé mort sur une plage turque, le visage enfoui dans le sable, dont l'image a fait le tour du monde.

"C'est une photographie véritablement dramatique, elle est choquante. C'est un petit enfant et l'exemple de quelque chose qui se répète depuis de nombreux jours", a déclaré le chef du gouvernement. "Dans la Méditerrannée beaucoup d'enfants et de femmes ont péri", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas un sujet facile mais je crois que l'Union européenne est la région du monde qui a les meilleures valeurs", en termes d'accueil a cependant estimé M. Rajoy.

"L'UE protège les droits des personnes", a-t-il encore estimé en défendant les Européens.

M. Rajoy n'est pas revenu sur la position de l'Espagne, pays qui pour l'instant refuse de recevoir davantage de réfugiés. Madrid n'a à ce stade accepté d'accueillir que 2.739 personnes déjà identifiées comme des demandeurs d'asile.

Le gouvernement conservateur espagnol réclame davantage de prise en compte de critères comme le taux de chômage, de 22,3% en Espagne, pour le calcul des quotas et non du PIB et de la population, de quelque 46,5 millions de personnes en Espagne.

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