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03/09/2015 13:23 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Omar Khadr demande un assouplissement de ses conditions de libération

L'ancien détenu de Guantanamo Omar Khadr, qui a été  libéré sous caution en attendant le résultat de son appel pour sa condamnation pour crimes de guerre aux États-Unis, demande à une cour canadienne d'assouplir ses conditions de libération pour lui permettre de visiter sa famille à Toronto.

Selon les informations obtenues par La Presse Canadienne, le jeune homme, qui réside à Edmonton chez son avocat Dennis Edney, réclame également qu'on lui retire son bracelet électronique. Il avance que « sa libération et sa réintégration au sein de la communauté de déroulent bien » et qu'il n'a pas eu d'ennuis avec les autorités.

Omar Khadr, qui a obtenu sa libération sous caution le 7 mai dernier, avait demandé au public canadien de lui donner une chance. Il avait prononcé ses premiers mots devant le domicile de son avocat Dennis Edney chez qui il demeure durant sa liberté conditionnelle.

Peu ému par les déclarations d'Omar Khadr, le gouvernement conservateur affirme regretter qu'un terroriste reconnu coupable puisse réintégrer la société canadienne sans avoir purgé toute sa peine.

Même libéré, l'ancien détenu de Guantanamo est soumis à plusieurs conditions. Il doit, entre autres, vivre avec son avocat Dennis Edney jusqu'à ce qu'une commission militaire américaine révise sa condamnation pour le meurtre d'un soldat américain en Afghanistan en 2002 alors qu'il n'était âgé que de 15 ans.

Dans les documents obtenus par La Presse Canadienne, Omar Khadr affirme être un « adulte » et être capable de penser « indépendamment », même s'il est issu d'une famille liée à Al-Qaïda. L'homme de 29 ans n'a d'ailleurs le droit de communiquer avec sa famille qu'en anglais et sous la supervision de son avocat.

Le jeune homme voudrait toutefois pouvoir visiter notamment sa mère et ses grands-parents à Toronto. Sa grand-mère est malade et son grand-père ne parle pas l'anglais, plaide-t-il.

Omar Khadr doit en outre respecter un couvre-feu entre 22 h et 7 h. Il n'est pas admissible à recevoir un passeport et aura un accès limité à Internet. Finalement, il doit porter en tout temps un bracelet électronique qui enregistre ses déplacements.

La Cour du Banc de la Reine, en Alberta, devrait entendre sa cause le 11 septembre, à Edmonton.