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03/09/2015 08:12 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Nigeria : appel à la libération d'une journaliste kidnappée (CPJ)

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé jeudi à la libération immédiate d'une journaliste nigériane renommée kidnappée dimanche dernier, pressant les autorités d'agir.

Donu Kogbara, chroniqueuse au quotidien indépendant Vanguard depuis 30 ans, et qui a aussi travaillé pour des grands médias britanniques comme la BBC, a été enlevée par des hommes armés pour un motif inconnu, devant son domicile de Port-Harcourt, la grande ville pétrolière du sud du Nigeria, tristement réputée pour son insécurité.

"Nous condamnons l'enlèvement de la chroniqueuse du journal Vanguard, Donu Kogbara, et nous appelons les autorités nigérianes à mener immédiatement une enquête efficace", a déclaré dans un communiqué Peter Nkanga, le responsable du CPJ en Afrique de l'Ouest.

Le Comité pour la protection des journalistes est une association internationale basée aux États-Unis qui vise à promouvoir la liberté de la presse à travers le monde.

La police de Port-Harcourt avait affirmé lundi faire "tout (son) possible pour libérer (la journaliste) saine et sauve".

Le kidnapping contre rançon est couramment pratiqué par les groupes armés de la région de Port-Harcourt, visant généralement des hommes d'affaires et des expatriés du secteur pétrolier. La plupart des victimes sont libérées en bonne santé une fois la rançon payée.

Les enlèvements de journalistes sont en revanche plutôt rares. Aucune demande de rançon n'était parvenue jusqu'à jeudi au journal Vanguard, selon son rédacteur en chef Gbenga Adefaye.

Donu Kogbara a écrit des articles très critiques contre le régime de l'ancien président Jonathan Goodluck, souligne le CPJ.

joa/de