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03/09/2015 11:03 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Netanyahu défend sa campagne contre l'accord sur le nucléaire iranien

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu jeudi son intense campagne contre l'accord sur le nucléaire iranien, notamment aux Etats-Unis, alors que les critiques affirment qu'elle est un échec.

M. Netanyahu s'exprimait après que le président américain Barack Obama eut rallié suffisamment de soutien au Congrès pour empêcher ses adversaires républicains de bloquer l'accord.

Or, le Premier ministre israélien s'était employé durant des mois à tenter de convaincre les parlementaires américains de torpiller cet accord entre les grandes puissances et l'Iran sur le contrôle de son programme nucléaire controversé.

Il était allé jusqu'à s'adresser au Congrès en mars, suscitant la plus vive irritation de la Maison Blanche.

"Il est important de s'adresser à l'opinion publique américaine pour lui dire que l'Iran est l'ennemi des Etats-Unis, qu'il le déclare ouvertement, et qu'Israël est l'allié des Etats-Unis", a déclaré M. Netanyahu jeudi, lors d'un toast au ministère des Affaires étrangères en prévision du prochain nouvel an juif.

Il a reconnu des "divergences" avec l'administration Obama tout en soulignant la nécessité de relations étroites avec les Etats-Unis.

Ces divergences "existent même si je dois dire que l'écrasante majorité du public américain est d'accord avec nous sur le danger que représente l'Iran", a-t-il dit selon ses services.

M. Netanyahu s'est toujours opposé à l'accord avec l'Iran en assurant qu'on ne pouvait pas faire confiance au régime islamique, que les contrôles prévus par l'accord étaient insuffisants et que la levée des sanctions permettrait à Téhéran de financer ses alliés dans la région, y compris le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique, ennemis d'Israël.

Israël se considère comme la cible désignée d'un Iran qui serait doté de la bombe atomique.

Avec la victoire annoncée de M. Obama au Congrès, M. Netanyahu fait l'objet de vives critiques. Isaac Herzog, leader de l'opposition travailliste et pourtant détracteur lui-même de l'accord sur le nucléaire, a accusé le Premier ministre d'avoir provoqué "le plus grave différend avec un président américain".

Israël est considéré comme le seul pays doté de l'arme nucléaire dans la région Moyen-Orient même s'il ne reconnaît pas en disposer.

lal/iw