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03/09/2015 06:47 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Migrants: Varsovie opposé aux quotas automatiques mais accepte de discuter de son engagement

La chef du gouvernement polonais Ewa Kopacz a réitéré jeudi son opposition aux quotas automatiques pour répartir les migrants dans l'Union européenne, tout en se déclarant prête à discuter de l'ampleur de sa participation à la recherche d'une solution.

"Nous sommes opposés aux quotas automatiques, mais nous sommes prêts à discuter de l'échelle de notre engagement, suivant le principe d'engagement volontaire", a déclaré Mme Kopacz.

La Première ministre polonaise a insisté sur la distinction à faire entre "les migrants économiques" venant en Europe pour améliorer leur niveau de vie et les réfugiés qui fuient la guerre et le danger de mort.

"Nous ne sommes pas en mesure d'accepter les migrants économiques et nos actions ne doivent pas attirer un nombre incontrôlable d'immigrés", a affirmé Mme Kopacz.

En revanche, "nous avons l'obligation morale de nous occuper des migrants qui n'ont plus où rentrer", a-t-elle souligné.

Selon elle, cette distinction permettrait de "réduire de moitié" la pression migratoire aux frontières de l'UE.

Mme Kopacz avait annoncé lundi que son pays était prêt à revoir à la hausse le nombre des réfugiés à recevoir, nombre qu'elle avait auparavant fixé unilatéralement à 2200 et qui était inférieur au quota proposé par la Commission européenne en fonction de la population et du PIB de chaque pays. Un assouplissement qui ne manquera pas de peser sur la réunion des chefs de gouvernement de la région vendredi à Prague, les Tchèques, les Slovaques et les Hongrois souhaitant y consolider le "front du refus" des quotas européens.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé jeudi les Etats membres de l'UE à "redoubler d'efforts de solidarité" avec les pays en première ligne dans la crise migratoire en se répartissant l'accueil d'"au moins 100.000 réfugiés".

Plusieurs responsables occidentaux, dont la chancelière Angela Merkel et le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, avaient récemment critiqué les pays de l'Est pour leur peu d'empressement à participer à l'accueil de migrants.

Jusqu'à présent, Varsovie n'a pas enregistré d'afflux de migrants en provenance de Syrie ou d'Irak, selon ses gardes-frontières.

sw/via/at