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03/09/2015 10:46 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Le «Terminator» commence à se défendre devant la Cour pénale internationale

LA HAYE, Pays-Bas — Un chef de guerre congolais surnommé le «Terminator» a déclaré jeudi aux juges de la Cour pénale internationale devant qui il comparaît qu'il était un soldat professionnel qui n'a jamais attaqué de civils et qui a tout tenté pour restaurer la paix lors d'un conflit brutal dans l'est du pays.

Bosco Ntaganda a assuré qu'il n'a rien du tueur impitoyable qui lui a valu son sobriquet. Il doit répondre de 18 accusations devant la CPI, notamment des accusations de meurtre, de viol et d'esclavage sexuel.

Ntaganda a incarné pendant des années l'impunité des chefs de guerre africains, avant de se livrer aux autorités en 2013 quand ses anciens camarades l'ont abandonné.

Il a déclaré, pendant son élocution de neuf minutes, ne jamais avoir attaqué de civils et avoir même cherché à les protéger.

La procureure en chef de la CPI, Fatou Bensouda, l'a décrit comme un leader militaire «connu et puissant» dont les hommes ont massacré des centaines de personnes dans la riche région d'Ituri, dans l'est du Congo, en 2002 et 2003.

Les procureurs prévoient appeler plus de 80 témoins — dont d'autres leaders militaires et d'anciens enfants-soldats — pendant le procès, qui devrait durer plusieurs mois. Ntaganda pourrait écoper d'une peine de prison à vie s'il est reconnu coupable.

Sarah Pellet, une avocate qui représente 297 anciens enfants-soldats, a déclaré aux trois juges que les miliciens de Ntaganda enlevaient des enfants à l'école ou ailleurs, et qu'ils les bourraient ensuite de drogues et d'alcool pour leur enlever leur peur au combat.

Les filles étaient violées à répétition et données comme «femmes» aux leaders du groupe, a-t-elle dit.

 

The Associated Press