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03/09/2015 15:07 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Le pétrole finit en hausse à 46,75 dollars le baril à New York

Les cours du pétrole ont encore un peu progressé jeudi à New York, les investisseurs semblant hésiter à les stabiliser, partagés entre les fondamentaux du marché toujours défavorables et le retour de l'optimisme sur les marchés d'actions.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en octobre a gagné 50 cents à 46,75 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), au terme d'une séance en dents de scie.

"Peut-être que certains s'attendent à voir la production américaine (de brut) se prolonger", a avancé Gene McGillian, chez Tradition Energy, pour expliquer la tendance du marché.

Les chiffres hebdomadaires publiés mercredi par le ministère américain de l'Energie ont montré d'une part que les stocks de brut aux Etats-Unis avaient augmenté plus que prévu et d'autre part que la production nationale avait nettement reflué, à hauteur de 119.000 barils, pour revenir à son niveau de janvier.

Pour Tim Evans, chez Citi, "les marchés du pétrole épousent le mouvement des marchés boursiers", ravis de voir le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi confirmer qu'il est prêt à faire tout son possible pour soutenir l'économie.

"Les investisseurs sont plus satisfaits de l'idée d'une poursuite des mesures de relance qu'ils ne sont inquiets de la mauvaise demande", a-t-il souligné, ne croyant cependant guère à ce que le rebond puisse durer longtemps.

"Les prix peuvent traverser des rebonds à court terme (...) mais nous continuons à considérer que le marché souffre d'une surabondance de l'offre, d'autant que la production iranienne va aggraver les surplus", a-t-il conclu.

Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque, estimait pour sa part que le léger rebond était plus simplement lié à des mouvements techniques et achats à bon compte, dans un marché "fondamentalement baissier".

"Le risque de déflation, qui est de nouveau évoqué en zone euro, constitue un énième facteur baissier pour le marché puisqu'il va peser sur la demande mondiale", soulignait-il.

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