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03/09/2015 14:41 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Le petit Syrien noyé ne change rien à la stratégie des conservateurs

SURREY, C.-B. — Le chef conservateur Stephen Harper admet que l'image arrache le coeur, mais ce n'est pas une raison pour changer sa stratégie face à la crise des réfugiés.

La photo d'un enfant noyé, échoué sur une plage turque, et le lien de cet enfant avec le Canada où vit sa tante, ont secoué les politiciens en campagne électorale, jeudi. Mais M. Harper, tout en se disant ému, dit que l'émotion ne devrait pas mener à un changement de politique. Celle du Canada, que son gouvernement mène depuis presque 10 ans, est la bonne, selon lui.

De passage à Surrey, en Colombie britannique, M. Harper a vanté le fait qu'Ottawa accueille des réfugiés, fournit de l'aide humanitaire à ceux qui sont coincés dans des camps au Proche-Orient et participe à la mission militaire contre le groupe État islamique (EI).

Ses rivaux lui ont reproché de ne pas accueillir suffisamment de réfugiés syriens. Les libéraux voudraient en voir arriver 25 000, alors que les néo-démocrates se contenteraient, dans un premier temps, des 10 000 demandés par les Nations unies.

Comme la veille, M. Harper a maintenu que ce n'est pas des changements à la politique canadienne en matière d'accueil de réfugiés qui règleraient la crise humanitaire. Celle-ci, selon lui, est attribuable à la menace que représente l'EI. Le Canada a accueilli 2300 réfugiés syriens depuis qu'une guerre civile où s'affrontent, entre autres, des opposants et le président Bachar el-Assad, a commencé en Syrie.

La Presse Canadienne