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02/09/2015 21:02 EDT | Actualisé 02/09/2016 01:12 EDT

L'ONU craint la «perte d'une génération» non éduquée dans cinq pays en conflits

AMMAN, Jordanie — Quarante pour cent des enfants de cinq pays du Moyen-Orient aux prises avec des conflits armés ne vont pas à l'école, a affirmé l'agence des Nations unies pour l'enfance, prévenant que la «perte d'une génération» entraînerait plus d'activisme, de migration et un avenir sombre pour la région.

Environ 13,7 millions d'enfants en âge d'aller à l'école en Syrie, en Irak, au Yémen, en Libye et au Soudan, ne se retrouvent pas en classe, sur un total de 34 millions d'enfants, a indiqué l'UNICEF.

Le taux de décrochage pourrait atteindre 50 pour cent dans les prochains mois alors que les conflits s'intensifient, a fait valoir à l'Associated Press le directeur régional de l'agence, Peter Salama.

Il a dit que les responsables «regretteraient certainement les conséquences» si des mesures n'étaient pas prises dès maintenant.

M. Salama a affirmé que l'UNICEF avait besoin d'une somme additionnelle de 300 millions $ cette année pour limiter les dégâts et donner un accès à l'éducation à davantage d'enfants. L'agence a reçu à ce jour 140 millions $, ou 40 pour cent de l'appel lancé en 2015, pour l'éducation des Syriens déplacés.

Le rapport, dévoilé jeudi, représente le premier effort pour montrer l'ampleur de la crise en éducation dans la région, a dit M. Salama.

The Associated Press