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03/09/2015 18:34 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

L'homme accusé du mini-krach de Wall Street inculpé aux Etats-Unis

Le courtier britannique accusé par les États-Unis d'être en partie responsable du mini-krach boursier de mai 2010 a été inculpé par un tribunal fédéral de Chicago (nord), a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Navinder Singh Sarao, 36 ans, sous le coup d'une demande d'extradition de la justice américaine, a été inculpé par un Grand Jury qui s'était réuni à huis-clos pour examiner s'il y avait lieu de le poursuivre pour les faits reprochés.

Arrêté en avril dans la maison de ses parents où il résidait dans la banlieue de Londres, Navinder Sarao avait été remis en liberté sous caution par un tribunal britannique à la mi-aout.

Accusé d'avoir empoché 40 millions de dollars grâce à des manipulations frauduleuses, il est visé aux Etats-Unis par 22 chefs d'inculpation dont celui de fraude électronique et manipulation de contrats à terme sur le Chicago Mercantile Exchange (CME) et de "spoofing", une technique de manipulation qui consiste à prétendre acheter ou vendre un titre dans l'intention d'annuler cette opération au dernier moment.

Une audience sur son extradition est prévue en Grande-Bretagne les 24 et 25 septembre.

Selon le texte de la décision de justice rendue jeudi, il aurait commencé ses tentatives de manipulation des marchés à compter de janvier 2009.

La CFTC, l'autorité américaine des produits dérivés, avait précédemment indiqué qu'il avait été "très actif" sur le marché lors de la séance du "Flash crash", le 6 mai 2010.

Ce jour-là, dans un contexte de forte volatilité, alors que des inquiétudes pesaient déjà sur la dette grecque, l'indice Dow Jones s'était écroulé de 600 points en quelques minutes après une chute des prix des E-minis. Ces contrats à terme électroniques sont basés sur l'indice boursier Standard and Poor's 500. Un rapport à l'époque du gendarme boursier américain, la SEC, avait mentionné que 140.000 ordres de ventes d'E-minis s'étaient bousculés au même instant conduisant par ricochet à un décrochage brutal de Wall Street.

M. Sarao avait indiqué devant la justice britannique n'avoir "rien à se reprocher, hormis le fait d'être bon dans (s)on travail".

bur-jld/sha