NOUVELLES
03/09/2015 09:24 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

L'armée chinoise retranchera 300 000 hommes

PÉKIN, Chine — Le président chinois Xi Jinping a annoncé jeudi que l'armée subira une cure d'amaigrissement de 300 000 hommes, dans l'espoir de démontrer à la planète que son pays n'entretient aucune vise expansionniste.

M. Xi a fait cette annonce à l'occasion d'un impressionnant défilé militaire organisé pour souligner le 70e anniversaire de la défaite du Japon lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Le président russe Vladimir Poutine, la présidente sud-coréenne Park Geun-hye et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon ont notamment assisté aux cérémonies.

L'Armée de libération populaire compte actuellement 2,3 millions d'hommes, et elle demeurera la plus imposante du monde même après la cure annoncée jeudi.

Quelque 12 000 soldats, 500 pièces d'équipement et 200 aéronefs ont participé au défilé, qui mettait en vedette ce que le secteur militaire chinois a de plus sophistiqué à offrir.

Les nouveaux chars 99A2 ont mené la division blindée, suivis par des batteries d'artillerie automotrices, des systèmes antiaériens et de multiples missiles de courte et moyenne portée. Des véhicules aériens sans pilote avaient été chargés à bord de camions, pendant que des chasseurs J-10 et des bombardiers H6 survolaient la cérémonie.

Les experts ont surveillé de près la présence du nouveau missile ballistique antinavire DF-21D, qui serait capable de couler d'une seule frappe un porte-avions américain de classe Nimitz. Sa fiabilité au combat reste à prouver, mais le missile fait planer une menace inquiétante sur les forces américaines déployées au Japon, à Taïwan ou ailleurs en Asie.

Le Parti communiste chinois cherche à se présenter comme le principal responsable de la défaite japonaise il y a 70 ans — tout en minimisant le rôle des États-Unis, du Royaume-Uni et d'autres — , mais les historiens s'entendent généralement pour dire qu'il n'y a été pour pratiquement rien et que la gloire revient en fait aux forces nationalistes.

The Associated Press