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03/09/2015 09:06 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:12 EDT

Hongrie : des migrants refusent de quitter un train pour aller dans un camp de réfugiés (AFP)

Des migrants refusaient jeudi de quitter un train, en Hongrie, qui devait les conduire à la frontière autrichienne, et qui a été arrêté par les autorités en vue de leur transfèrement dans un camp de réfugiés près de Budapest, ont constaté des journalistes de l'AFP.

De nombreux réfugiés restaient à bord du train et à ses abords immédiats, scandant "SOS", et "No camp", après que la police hongroise eut tenté de les faire monter à la mi-journée à bord de bus à destination d'un camp de réfugiés à Bicske.

Le train était parti en fin de matinée de la gare de Keleti à Budapest, avec plus de 200 migrants à bord, selon des journalistes de l'AFP.

Il devait, selon les indications à quai, servir deux villes situées à la frontière autrichienne, Szombathely et Sopron, alors que les liaisons ferroviaires internationales depuis la Hongrie ont été suspendues.

Le train a été immobilisé à Bicske, à 40 km de Budapest, où la police a, selon l'agence officielle MTI, voulu embarquer les migrants.

De nombreuses forces policières restaient visibles à proximité de la gare de Bicske vers 12H30 GMT. Aucun heurt n'a été constaté.

Fermée durant deux jours en raison de l'afflux de migrants cherchant à rejoindre l'ouest de l'Europe, la gare de Budapest-Keleti a rouvert jeudi matin, et plusieurs centaines de réfugiés s'y trouvaient toujours dans l'après-midi.

Un autre train a quitté la gare vers midi avec à bord une centaine de migrants ainsi que des policiers casqués, officiellement à destination de la ville de Györ, située à mi-chemin entre Budapest et Vienne, près de la frontière slovaque.

Selon un bénévole travaillant à l'accueil des migrants à la gare de Keleti, Marton Bisztrai, le départ de trains est destiné à piéger les migrants.

"Je pense que c'est une entourloupe du gouvernement, de la police et de la compagnie ferroviaire", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ils veulent juste dégager les gens d'ici et les envoyer dans des camps. C'est très cynique", a-t-il estimé.

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