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03/09/2015 06:19 EDT | Actualisé 03/09/2015 06:19 EDT

Un mandat d'arrêt émis contre le président du Guatemala Otto Pérez

STAN HONDA via Getty Images
Otto Fernando Pérez Molina, President of Guatemala, speaks during the 67th session of the United Nations General Assembly September 26, 2012 at UN headquarters in New York. AFP PHOTO/Stan HONDA (Photo credit should read STAN HONDA/AFP/GettyImages)

Un juge guatémaltèque a lancé mercredi un mandat d'arrêt à l'encontre du président Otto Pérez, accusé d'avoir dirigé un vaste réseau de corruption et privé mardi de son immunité, a annoncé le parquet.

«Le mandat d'arrêt à l'encontre du président a été autorisé» par le juge Miguel Angel Galvez, en charge du dossier, a indiqué aux journalistes Julia Barrera, porte-parole du parquet.

Plus tôt dans la journée, l'avocat du président avait toutefois déposé un écrit dans lequel le mandataire s'engage à collaborer avec la justice, ce qui lui permet de se présenter librement devant le juge, sans y être amené par la force.

Le président conservateur, un général en retraite de 64 ans au pouvoir depuis 2012, avait été privé mardi de son immunité par un vote à l'unanimité du Parlement, une mesure inédite dans l'histoire du Guatemala et célébrée par une foule d'habitants.

Dès mardi soir, la justice lui avait interdit de sortir du territoire.

Selon la loi guatémaltèque, le président peut rester à son poste même s'il perd son immunité et fait l'objet de poursuites pénales, sauf si un juge décrète son placement en détention provisoire, auquel cas il serait destitué et remplacé par son vice-président.

Dans ce dossier, son ancienne vice-présidente Roxana Baldetti, également poursuivie, fait elle déjà l'objet d'une mesure de détention provisoire.

La procédure à l'encontre du président survient alors que le pays centraméricain vit un moment de mobilisation populaire sans précédent et à quelques jours seulement des élections générales prévues dimanche, auxquelles M. Pérez ne se représente pas, la Constitution n'autorisant qu'un seul mandat.

Otto Pérez est accusé par le parquet et une commission de l'ONU contre l'impunité (Cicig) d'avoir dirigé un système de corruption au sein des douanes, via lequel des fonctionnaires touchaient des pots-de-vin pour exonérer de taxes certaines importations.

Malgré les nombreux appels à sa démission, il refuse pour l'instant de quitter son poste, son mandat se prolongeant jusqu'au 14 janvier 2016.

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