NOUVELLES
01/09/2015 18:29 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

Un recours collectif de chauffeurs d'Uber validé en Californie

Un juge de Californie a autorisé mardi un recours en nom collectif de conducteurs pour le service de réservation de voitures avec chauffeur Uber, qui demandent à être reconnus comme des salariés de la startup américaine et non des travailleurs indépendants.

Si les plaignants obtiennent gain de cause lors du procès, cela pourrait mettre en péril un des fondements du modèle économique de Uber, aujourd'hui une des startups les plus en vue de la Silicon Valley avec une valorisation estimée autour de 50 milliards de dollars.

La plainte, déposée au nom de 4 anciens ou actuels conducteurs pour Uber, fait valoir que ces derniers sont considérés par la startup comme des travailleurs indépendants, mais qu'ils sont soumis à toute une série d'obligations et peuvent être renvoyés s'ils ne les respectent pas, ce qui les fait rentrer dans la catégorie des salariés.

La décision rendue mardi par le juge de San Francisco Edward Chen ne se prononce pas sur le fond, mais estime que la question peut bien être tranchée dans le cadre d'un recours en nom collectif.

Ce dernier s'appliquera aux personnes ayant conduit depuis le 16 août 2009 en Californie pour plusieurs déclinaisons du service (UberBlack, UberX et UberSUV), s'étant inscrites sous leur nom individuel et payées directement par Uber, à l'exception de ceux ayant accepté des contrats restreignant leurs possibilités de recours, détaille la décision.

Cela devrait représenter au moins plusieurs centaines des quelque 160.000 personnes ayant conduit pour Uber depuis cette date en Californie, précise-t-elle.

Uber avait tenté de s'opposer à l'autorisation de la procédure en nom collectif en faisant valoir qu'il n'avait "pas de conducteur type", mais ses arguments ont été jugés mardi "problématiques" par le juge.

Les plaignants n'ont toutefois pas obtenu une victoire sur toute la ligne: le recours collectif est validé pour la question de leur statut et pour celle de leur droit à toucher des pourboires, mais pas pour obtenir le remboursement auquel ils estimaient avoir le droit en tant que salariés pour certaines dépenses (essence, entretien du véhicule).

Uber s'est fait connaître grâce à son application mobile qui se sert de la géolocalisation pour mettre l'utilisateur en contact avec un véhicule se trouvant aux environs, Uber encaissant une commission sur le prix de la course. De nombreuses controverses, notamment avec les taxis, ne l'ont pas empêché de s'étendre à l'échelle mondiale.

soe/jld/sha

Biden ou Trump?
Suivez les dernières nouvelles, les analyses et les sondages dans cette course qui ne cesse de surprendre!