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01/09/2015 09:57 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

Transferts - Qui peut résister à l'Angleterre ?

Face à la frénésie d'achats et la richesse de la Premier League, seuls quelques gros bras européens (Real Madrid, FC Barcelone, Bayern, PSG) peuvent lutter à armes égales avec leurs homologues anglais.

. Espagne: un calme passager

Le Real Madrid et le FC Barcelone ont été assez discrets lors du mercato estival mais ce n'est pas faute de moyens financiers colossaux. Le Real (549,5 millions d'euros de revenus en 2014) occupe la tête du classement des clubs les plus riches de la planète, selon le cabinet Deloitte, le Barça étant 4e (484,5 M EUR).

Au niveau des droits TV, le champion d'Europe catalan et les Madrilènes ne sont pas non plus à plaindre, bénéficiant jusqu'ici d'une négociation individualisée. Le premier a touché 160 millions d'euros la saison dernière, le Real ayant obtenu 156,8 millions d'euros.

Malgré la mutualisation des droits audiovisuels à partir de 2015-16, les deux clubs restent assurés de récupérer au minimum la même somme.

Comment alors expliquer leur discrétion sur le marché des transferts cet été, puisqu'il n'y a eu aucune folie à plus de 80 millions d'euros, contrairement à 2013 (Neymar, Bale) et 2014 (Suarez, James Rodriguez) ?

Celle-ci semble surtout conjoncturelle. Le Barça reste interdit de recrutement par la Fifa jusqu'à 2016 et les deux recrues (Turan, Aleix Vidal) ne pourront donc pas jouer avant janvier.

Quant au Real, ce calme inhabituel s'explique par la nomination en juin de l'entraîneur espagnol Rafael Benitez, chargé de redynamiser un effectif déjà très complet. Sans compter l'imbroglio De Gea: le gardien de Manchester United n'a pu être transféré au Real, qui reproche au club anglais d'avoir transmis les documents trop tard... deux minutes après la clôture du mercato!

. L'Italie: vers un sursaut

Frappés ces dernières saisons par une crise économique, les clubs italiens, qui furent longtemps parmi les plus puissants, ont montré un regain d'activité cet été. La raison première tient à l'explosion du montant des droits télé, passés cette saison à près d'un milliard d'euros par an (945 millions exactement).

La Juventus Turin, revenue au premier plan, finaliste de dernière Ligue des champions, et seul club italien présent dans le top 10 des clubs les plus riches selon le cabinet Deloitte (279,4 M EUR de revenus en 2014), a dépensé environ 100 millions d'euros (Dybala, Sandro, Mandzukic...), deux fois plus qu'elle n'a vendu.

Dans son sillage, l'AC Milan (90 millions d'euros d'achats) et l'Inter (55 M EUR dont 40 pour Kondogbia) se sont aussi réveillés après avoir opéré des changements notables au sommet. L'Inter Milan est depuis deux ans propriété d'Erick Thohir, un milliardaire indonésien qui a acquis 70% des parts du club. L'AC Milan a ouvert son capital à 48% au milliardaire thaïlandais Bee Taechaubol contre un chèque de 500 millions d'euros.

. Allemagne: stabilité économico-sportive

Le Bayern Munich, 3e club le plus riche du monde (440 M EUR de budget), génère des bénéfices sans être dépendant des droits TV (39,29 M EUR versés cette saison sur les 628 que recueille la Bundesliga).

Le géant bavarois s'appuie sur de solides recettes diversifiées (billetterie, sponsors, produits dérivés) pour ne pas être dans l'obligation de vendre des joueurs, comme l'a prouvé sa résistance à l'offensive de Manchester United pour Thomas Müller, avec une offre estimée par la presse à 80 M EUR.

Le club, auteur d'un doublé national et demi-finaliste de Ligue des champions, apporte traditionnellement de simples retouches à son effectif sans faire de folies. Il n'a déboursé "que" 70 M EUR pour acquérir l'attaquant brésilien Douglas Costa et le milieu chilien Arturo Vidal.

Les autres grands clubs, à la surface financière moins large, observent la même logique de stabilité économique et sportive. Les 35 M EUR déboursés par Wolfsburg s'expliquent par la manne versée par Manchester City pour Kevin De Bruyne (autour de 75 M EUR).

. France: seul Paris peut lutter

"Les clubs français sont plutôt vendeurs, c'est une question de pouvoir économique." Le constat, signé Didier Deschamps, ne s'applique certes pas au Paris SG, propriété du Qatar.

Avec ses moyens illimités et ses 480 millions de budget, le triple champion de France en titre peut se permettre de sortir 63 millions pour s'attacher les services d'Angel Di Maria.

Mais pour les autres clubs, les propos du sélectionneur se sont encore vérifiés cet été. Contraints par des budgets très serrés, ils ont souvent vu partir leurs meilleurs éléments, attirés notamment par les haut salaires anglais.

A ce titre, Marseille est symptomatique, l'OM ayant remodelé la quasi-totalité de son effectif. Pour se renforcer, l'OM a tenté des coups (Diarra, Diaby...) ou a recruté, comme Monaco, des jeunes jugés prometteurs.

Lyon a pu faire jouer l'argument "Ligue des champions" pour attirer des joueurs confirmés (Beauvue, Valbuena).

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