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01/09/2015 12:42 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

Rentrée des classes sous tension dans l'est séparatiste de l'Ukraine

Les écoliers ukrainiens ont effectué mardi leur rentrée des classes, y compris dans les zones proches du front dans l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine, une reprise des cours sous tension pour la deuxième année consécutive, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Granitné, un village contrôlé par les forces ukrainiennes, à mi-chemin entre le fief rebelle de Donetsk et Marioupol, dernière grande ville de la zone de conflit à être aux mains de Kiev, les écolières avaient des couettes et des rubans blancs dans les cheveux, portant le costume traditionnel hérité de l'ère soviétique.

Les petits garçons eux aussi étaient tout apprêtés, certains avec des fleurs à la main, pour leur professeur.

Mais derrière cette ambiance de fête, la peur des habitants de ce village situé près de la ligne de front, restait perceptible.

"Les bombardements font un bruit atroce. Ça fait peur, nous cachons nos enfants et nous nous cachons nous-mêmes. Mais nous avons quand même décidé d'aller à l'école, parce qu'ils ont promis un cessez-le-feu", déclare Zoïa, une habitante de 48 ans, qui accompagnait son petit-fils Artem pour sa rentrée.

A l'école, trois militaires étaient également présents pour donner des conseils aux professeurs sur la façon de protéger au mieux les enfants.

"J'ai parlé avec la directrice et je lui ai demandé de donner les cours dans la partie de l'école la plus éloignée de Grigorivka, parce que l'on tire d'habitude de Grigorivka et de Telmanové et les obus arrivent de ce côté-là", explique l'un d'eux, Igor.

La directrice de l'école se montre, quant à elle, rassurante.

"L'école est prête. Nous avons un sous-sol, c'est un bon refuge en cas de bombardements. En plus, on a des couloirs sans fenêtres", dit Raïssa Kossello.

"Nous mettons 20 secondes environ pour amener les enfants dans ces couloirs bien protégés", ajoute-t-elle.

L'Est séparatiste prorusse est en proie à un conflit armé qui a fait plus de 6.800 morts depuis son déclenchement en avril 2014. Malgré l'instauration d'une trêve en février, plus ou moins respectée, les incidents meurtriers restent réguliers.

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