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01/09/2015 00:36 EDT | Actualisé 31/08/2016 01:12 EDT

Le comité des JO-2020 de Tokyo stoppe l'utilisation du logo controversé (médias)

Le comité d'organisation des jeux Olympiques 2020 de Tokyo a décidé de stopper l'utilisation du logo créé par le graphiste japonais Kenjiro Sano, ont annoncé mardi la chaîne publique NHK et d'autres médias.

Même si cette décision ne serait pas liée à l'accusation de plagiat de la part du designer du logo du théâtre de Liège, de nombreuses controverses entourent depuis des semaines cet "emblème Tokyo 2020" qui serait inspiré de divers visuels existant par ailleurs sur internet.

Une conférence de presse aura lieu à 19H00 locales (10H00 GMT) et d'ici là aucun commentaire ne sera fait, a déclaré à l'AFP un porte-parole du comité.

Selon les explications des médias, outre le fait que la société MR_Design de M. Sano a déjà été prise en flagrant délit de copie d'images pour une campagne publicitaire d'un brasseur japonais, Suntory, de récentes révélations sur internet montreraient qu'il a aussi fait usage de photos ne lui appartenant pas dans le cas du logo de Tokyo.

Lors de la présentation de l'exploitation possible du logo dans différents contextes, par exemple dans les lieux publics, M. Sano a utilisé un visuel d'un aéroport japonais habillé avec son logo. Or, des internautes ont découvert que la photo de l'aéroport employée par M. Sano avait été prise par une autre personne et apparemment utilisée sans autorisation.

Par ailleurs, d'autres images auraient inspiré M. Sano pour créer le logo, toujours selon des internautes.

Ces derniers ont lancé une véritable campagne d'investigation depuis que le créateur du logo du théâtre de Liège, Olivier Debie, a accusé en juillet M. Sano d'avoir copié sa création. L'intéressé a fermement rejeté toute accusation de plagiat et a tenté de prouver sa bonne foi avec des diagrammes et d'autres documents décrivant le cheminement de la conception du logo, mais l'affaire ne s'est pas arrêtée pour autant.

Ce sont ces premiers doutes qui ont poussé les "limiers du Net" japonais à s'intéresser de très près au cas Sano et à faire des découvertes presque quotidiennes. Ils ont notamment révélé les ressemblances troublantes dans le cas de la campagne du groupe Suntory, ce qui a conduit le designer à présenter des excuses et à retirer ces graphismes problématiques.

Ce scandale du logo survient après celui du stade olympique: en raison de protestations sur le coût jugé exorbitant du premier projet sélectionné, le gouvernement a décidé de tout reprendre à zéro et de relancer un appel d'offres.

bur-kap/anb/tll

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