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01/09/2015 14:28 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

Le Canada recherche un Syrien pour torture

La police canadienne a annoncé mardi l'inculpation en son absence d'un ancien responsable syrien soupçonné d'avoir torturé le Canadien d'origine syrienne Maher Arar, expulsé en Syrie par les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a "déposé une accusation contre George Salloum pour son rôle dans la torture du citoyen canadien Maher Arar".

La police a également demandé l'assistance d'Interpol pour l'aider à localiser cet ex-colonel des services de renseignements syriens.

Maher Arar, un ingénieur en informatique, s'est félicité de l'inculpation de l'homme qui, selon lui, a été "directement responsable de sa torture" dans une prison de Damas en 2002.

"J'espère bien que George Salloum sera capturé, arrêté et extradé vers le Canada pour faire face à la justice canadienne", a-t-il indiqué dans un communiqué lu par sa femme lors d'une conférence de presse.

M. Arar avait été arrêté en septembre 2002 à l'aéroport de New York sur la base d'informations obtenues auprès de la police canadienne qui le soupçonnait d'être un "dangereux extrémiste".

Il avait été remis à la Syrie par les Américains, où il a été détenu et interrogé pendant un an, avec des méthodes s'apparentant à de la torture selon son témoignage.

En 2006, M. Arar a été blanchi de tout soupçon de terrorisme par une commission d'enquête diligentée par le Canada afin de faire la lumière sur l'enchaînement d'événements ayant conduit à son expulsion en Syrie plutôt qu'au Canada.

En janvier 2007, il avait obtenu des excuses publiques du gouvernement de Stephen Harper et 10 millions de dollars d'indemnités compensatoires pour les informations erronées données aux autorités américaines.

Le principe des "transfèrements extraordinaires", développés par l'administration Bush après le 11-Septembre, était d'envoyer des suspects dans des pays étrangers pour qu'ils y subissent des interrogatoires musclés, sans tomber sous l'autorité des tribunaux américains.

L'administration du président américain Barack Obama a banni la pratique des transfèrements extraordinaires à son arrivée à la Maison Blanche.

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