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01/09/2015 13:16 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

La crise migratoire est "le plus grand défi pour l'Europe pour les années à venir" (Rajoy)

Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a estimé mardi à Berlin que la crise migratoire actuelle était "le plus grand défi pour l'Europe pour les années à venir", alors que l'Europe est confrontée à un flux croissant de réfugiés.

"Ce que nous vivons là, c'est le plus grand défi pour l'Europe pour les années à venir. Nous devons trouver un réponse face à ce grand défi", a insisté le dirigeant conservateur lors d'une conférence de presse avec son homologue, Angela Merkel.

L'Espagne a connu à ses frontières "des tragédies similaires à celles qui se déroulent actuellement ailleurs, à d'autres frontières de l'Union européenne", a-t-il rappelé.

Mme Merkel a pour sa part souligné que si son pays acceptait les Syriens en nombre sans les renvoyer vers le pays européen dans lequel ils sont arrivés c'est qu'ils ont de grandes chances d'obtenir le statut de réfugiés.

"Ce n'est pas une surprise et ça devrait être en fait la même chose dans tous les pays européens", a-t-elle ajouté, alors que son pays prévoit d'accueillir en 2015 800.000 candidats à l'asile, plus que tout autre pays européen.

L'Espagne, où vivent 46,5 millions de personnes, est prête pour sa part à recevoir 2.739 réfugiés en 2015, a rappelé M. Rajoy.

Sur le nombre de personnes accueillies, M. Rajoy a cependant précisé que Madrid était disposée à "parler". "Cette position peut évoluer", a-t-il déclaré.

Les deux dirigeants conservateurs ont insisté aussi sur la nécessité d'une politique migratoire et d'asile commune aux pays de l'UE avec la mise en place notamment d'une répartition équitable des candidats à l'asile, l'ouverture de centres devant faire le tri aux frontières européennes entre migrants économiques et réfugiés, notamment en Italie et en Grèce.

"La position espagnole sera constructive (lors de la prochaine réunion des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice). L'Europe a besoin d'accords, de solidarité" a dit M. Rajoy, tout en accusant la Commission européenne, Rome et Athènes de ne pas en faire assez.

"Nous devons maintenant travailler à réussir la mise en place d'une politique d'asile commune (...) et non pas nous accuser les uns les autres, nous devons changer les choses", a pour sa part jugé Mme Merkel.

Selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), quelque 2.166 personnes ont tenté de relier l'Espagne par la mer entre janvier et le 24 août 2015, dans le but de rejoindre l'Europe. Quelque 107.000 l'ont fait en Italie et 157.000 en Grèce.

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