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01/09/2015 14:30 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

La Colombie peine à mobiliser sur sa crise frontalière avec le Venezuela

La Colombie semble échouer à obtenir un soutien régional dans la crise frontalière qui l'oppose depuis 10 jours au Venezuela, avec le refus de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) de se réunir rapidement sur le sujet.

La situation entre les deux voisins sud-américains s'est tendue depuis la fermeture partielle de la frontière par le Venezuela qui le 19 août a décrété l'état d'exception pour 60 jours et expulsé un millier de Colombiens de son territoire. Environ 10.000 Colombiens, selon l'ONU, ont ensuite quitté le Venezuela de leur plein gré, craignant des représailles.

Cette décision est intervenue après une embuscade à la frontière, dans laquelle trois militaires et un civil vénézuéliens ont été blessés, attaque attribuée par Caracas à des paramilitaires colombiens qui selon le Venezuela infestent la zone.

"Nous avions dit que nous souhaitions (une réunion) de l'Unasur cette semaine pour discuter de ce qui se passe. Mais si cela ne se fait pas cette semaine, nous ne pensons pas que ça vaille la peine", a déclaré mardi la ministre des Affaires étrangères colombienne, Maria Angela Holguin.

Annoncée pour jeudi à Quito par Bogota, la réunion des chefs de la diplomatie de l'Unasur a été reportée lundi car la ministre vénézuélienne, Delcy Rodriguez, est actuellement en tournée en Chine et au Vietnam avec le chef de l'Etat Nicolas Maduro.

"C'est un conflit à deux : Venezuela, Colombie. On ne peut pas faire une réunion si l'une des deux parties n'est pas là", a argué le chef de la diplomatie équatorien, Xavier Lasso, qui a proposé le 8 septembre comme nouvelle date pour cette réunion à Quito, siège de l'Unasur.

De Chine, le président Maduro s'est dit mardi "impatient" que les ministre de l'Unasur se réunissent, afin de leur présenter "les preuves de la guerre économique menée contre la monnaie vénézuélienne".

Lundi, c'est l'OEA qui avait rejeté la demande de Bogota d'une réunion spéciale des ministres des Affaires étrangères sur la crise diplomatique qui l'oppose à Caracas depuis une dizaine de jours.

La zone frontalière entre les deux pays est un lieu d'intense contrebande de produits subventionnés par l'Etat vénézuélien et achetés à bas prix, comme l'essence, pour être revendus en Colombie.

La tension n'est pas retombée depuis la fermeture partielle de la frontière : les deux pays, qui partagent 2.219 km de frontière, ont rappelé jeudi leurs ambassadeurs respectifs pour consultations.

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