POLITIQUE
01/09/2015 10:06 EDT | Actualisé 01/09/2015 10:09 EDT

À la recherche du ministre des Finances et candidat conservateur Joe Oliver dans sa circonscription

Bloomberg via Getty Images
Joseph 'Joe' Oliver, Canada's finance minister, poses for a photograph following a Bloomberg Television interview on Monday, June 23, 2014. Oliver said today that the U.S. is heading toward a 'reasonably solid' economic expansion while he sees some concern about China. Photographer: Simon Dawson/Bloomberg via Getty Images

Le candidat conservateur dans la circonscription torontoise d'Eglinton-Lawrence, l'actuel ministre des Finances Joe Oliver, se montre discret depuis le début de la campagne électorale.

L'effacement de l'homme de 75 ans ne manque pas d'étonner, puisque l'économie constitue le thème central des élections. Les dernières données dévoilées par Statistique Canada mardi montrent d'ailleurs que le pays est en récession.

« C'est le ministre des Finances. L'économie, c'est sa priorité. Mais on n'entend rien de lui », s'étonne un Torontois rencontré lundi dans la circonscription de M. Oliver.

Ses propos font écho à plusieurs autres personnes rencontrées par Radio-Canada. Une électrice confie à nos micros qu'à son avis, Joe Oliver devrait « rassurer » les Canadiens « en ces temps d'incertitude ».

Un partisan conservateur ne cache pas pour sa part qu'il aimerait que Joe Oliver attaque le Parti libéral, qui a annoncé la semaine dernière qu'il ne rééquilibrerait pas les comptes publics avant 2019.

À son bureau de circonscription, on indiquait lundi que Joe Oliver faisait du porte-à-porte, et qu'il n'était pas disponible pour accorder une entrevue à Radio-Canada. En fin de journée, il a fait savoir sur Twitter qu'il avait rencontré des électeurs en compagnie de son collègue Jason Kenney.

Depuis le début de la campagne, Joe Oliver a annulé deux discours qu'il devait prononcer à Toronto, dont l'un devait avoir lieu au Cambridge Club, un club privé pour hommes seulement.

Ce projet avorté a d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre, après qu'une autre candidate libérale, Chrystia Freeland, se soit rendue sur les lieux pour dénoncer le fait que le club ne s'adresse qu'aux hommes, devant des caméras de télévision.

En fin de semaine, c'est le candidat dans Calgary-Sud-Est et ministre de la Défense nationale, Jason Kenney, et non Joe Oliver, qui s'est adressé aux médias pour s'attaquer à l'approche économique du Nouveau Parti démocratique.

Lors de la campagne de 2011, le ministre des Finances, Jim Flaherty, était pourtant sur toutes les tribunes, lui qui était bien selle comme ministre des Finances depuis que Stephen Harper avait pris le pouvoir, en 2006.

La discrétion dont fait preuve M. Oliver surprend d'autant plus que le Nouveau Parti démocratique a choisi de lui opposer un candidat d'envergure dans Eglinton-Lawrence, soit l'ex-ministre des Finances de la Saskatchewan, Andrew Thomson.

Ce dernier est d'ailleurs présenté comme le futur ministre des Finances d'un éventuel gouvernement néo-démocrate par le chef du parti, Thomas Mulcair.

Lundi, le bureau électoral de M. Thomson était fermé en avant-midi. Son équipe de campagne n'a pas retourné nos appels non plus. À la différence de M. Oliver, Andrew Thomson s'est cependant adressé aux médias à quelques reprises depuis le début de la campagne.

Eglinton-Lawrence est également une circonscription convoitée par les libéraux. La transfuge conservatrice Eve Adams a tenté d'y devenir la candidate du parti, mais en vain. Elle a été défaite par Marco Mendicino.

Avec les informations de Christian Noël

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