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01/09/2015 09:34 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

JO-2020: le graphiste belge maintient sa plainte contre le CIO malgré le retrait du logo

Le graphiste belge Olivier Debie a décidé de poursuivre son action en justice contre le Comité international olympique (CIO) malgré l'abandon par le comité d'organisation des JO 2020 de Tokyo de son logo officiel, entaché depuis des semaines de soupçons de plagiat, a-t-il indiqué mardi à l'AFP.

"Ma première réaction, c'était de dire +Ça y est, on a gagné+. Mais lors de leur conférence de presse, ils ont tourné autour du pot. Ils retirent le logo pour des raisons obscures. Du coup, la plainte continue", a déclaré M. Debie, joint par téléphone.

Olivier Debie, créateur en 2011 du logo du théâtre de Liège, en Belgique, a accusé en juillet son collège de Tokyo, Kenjiro Sano, d'avoir copié sa création. Depuis lors, M. Sano a été l'objet d'autres accusations, notamment d'avoir utilisé des photos sans autorisation.

"La situation est devenue difficile à comprendre pour les citoyens, même si du point de vue des experts du monde du design le logo de Tokyo 2020 est une création originale", a affirmé lors d'une conférence de presse lundi à Tokyo le directeur général du comité d'organisation, Toshiro Muto, assurant que cette décision n'était pas liée aux accusations de plagiat du designer liégeois.

"La plainte reste d'actualité, vu qu'une conférence de presse ne peut pas faire cesser une action en justice. Donc le Comité olympique va devoir reconnaître le plagiat du logo", a estimé M. Debie.

"Le plagiat reste impossible à prouver, mais les faits sont là: les tracés, la typo sont quasiment identiques", a-t-il argué. "Quand je vois le logo de Tokyo, je me dis que c'est celui que j'ai créé en 2011", a insisté le graphiste belge.

Une première audience aura lieu le 22 septembre devant le tribunal civil de Liège, mais il s'agira d'un échange de conclusions entre avocats. La décision du tribunal devrait tomber dans les semaines ou mois qui suivent.

Le comité d'organisation des JO de Tokyo, qui avait jusqu'à présent soutenu le designer nippon, s'apprête désormais à préparer une deuxième compétition pour la réalisation d'un nouvel emblème.

"Des journalistes japonais m'ont demandé si j'allais concourir. Je n'y avais pas pensé, mais ça serait amusant. Il faudra voir si c'est ouvert à l'international", a commenté M. Debie, en estimant que le comité d'organisation tokyoïte aurait pu éviter la tempête actuelle en modifiant dès le départ les formes du logo.

siu/agr/jcp

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