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01/09/2015 16:30 EDT | Actualisé 01/09/2016 01:12 EDT

Bolivie : Morales favorable à une modification constitutionnelle pour un nouveau mandat

Le président de la Bolivie, Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, a donné son feu vert à une réforme constitutionnelle afin de lui permettre de briguer un quatrième mandat en 2020, a rapporté mardi une organisation proche du gouvernement.

"Nous avons pratiquement dû convaincre le président pour qu'il accepte", a déclaré à la presse Domingo Vasquez, l'un des dirigeants de la Coordination nationale pour le changement (Conalcam), à l'issue d'une réunion avec M. Morales à la présidence à La Paz.

Regroupant des organisations paysannes, civiles, syndicales, indigènes, ouvrières et sociales proches du président socialiste Evo Morales, la Conalcam va proposer d'ici une semaine "un projet de loi à l'Assemblée pour pouvoir modifier un article de la Constitution et permettre ainsi une nouvelle candidature", a expliqué M. Vasquez.

La Constitution actuelle, adoptée en 2009 sous l'égide de M. Morales, ne permet qu'une seule réélection.

En 2013, la Cour constitutionnelle l'avait déjà autorisé à se représenter en 2014 pour un troisième mandat, estimant qu'il s'agirait de sa première réélection en vertu de cette nouvelle Constitution, une décision contestée par ses adversaires.

S'il ne s'est jamais prononcé publiquement sur le sujet, le premier président amérindien de Bolivie, fer de lance de la gauche radicale latino-américaine, a toujours déclaré qu'il se soumettrait aux demandes de sa base.

Plus ancien président en exercice d'Amérique latine, réélu en octobre dernier avec 61 % des voix pour un troisième mandat consécutif, Evo Morales s'est également adjugé une majorité des deux-tiers au Congrès.

Le député d'opposition Gonzalo Barrientos a rappelé lui le président à sa promesse faite "l'an dernier de ne pas briguer une nouvelle réélection et d'aller ouvrir un restaurant dans le Chapare", la région productrice de coca où M. Morales a fait ses premiers pas en politique.

Un éventuel nouveau mandat le porterait au pouvoir jusqu'en 2025.

Dans la région, une polémique secoue également l'Equateur, allié de la Bolivie, où le président Rafael Correa, au pouvoir depuis 2007, envisage aussi de faire adopter un amendement constitutionnel pour briguer un troisième mandat en 2017.

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