Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Trois chefs se disputent le titre de meilleur gestionnaire de l'économie

OTTAWA — Les trois leaders des principaux partis en campagne ont tenté, jeudi, chacun de son côté, de démontrer qu'il était le meilleur gestionnaire des finances du pays.

Le chef du NPD a mis de l'avant un de ses candidats pour faire sa démonstration. Le chef libéral a pris un engagement qu'on lui reprochait d'éviter. Le chef conservateur a rappelé son bilan.

Thomas Mulcair est passé à Toronto pour vanter les vertus d'un de ses candidats présenté comme un possible ministre des Finances dans un éventuel gouvernement néo-démocrate. Andrew Thomson a tenu le rôle de ministre des Finances en Saskatchewan. Et à Toronto, il cherche à défaire le ministre conservateur des Finances Joe Oliver.

Flanqué de M. Thomson qui a réussi à déposer des budgets équilibrés en Saskatchewan, M. Mulcair a réitéré que s'il formait le gouvernement après l'élection du 19 octobre, son premier budget serait équilibré.

Justin Trudeau qui refusait de prendre pareil engagement a cédé jeudi. Mais il y a mis une échéance pas très rapprochée. Il s'est engagé à déposer un budget équilibré en 2019, s'il devient premier ministre.

D'ici là, un gouvernement libéral enregistrerait des déficits modestes, ne dépassant pas les 10 milliards $, a-t-il promis.

Devant des partisans réunis à Oakville, M. Trudeau a également promis de presque doubler le programme fédéral en infrastructures, réitérant que le Canada a besoin d'investissements pour assurer sa croissance économique.

Cette promesse libérale a fait bondir le chef conservateur. Stephen Harper, dont la caravane est encore en Ontario, a souligné que son gouvernement a déjà triplé les fonds fédéraux en infrastructures et il a accusé ses adversaires politiques de n'avoir rien à proposer à part de dépenser plus que lui.

Par ailleurs, M. Harper n'en démord pas. Le projet d'oléoduc qui amènerait le pétrole des sables bitumineux albertains aux raffineries des États-Unis deviendra réalité, sous peu.

Même si le président Barack Obama rejette le projet de Kestone XL, pour «ses raisons politiques», de l'avis de M. Harper, la prochaine administration renversera cette décision.

Lina Dib, La Presse Canadienne

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.