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Sylvie Roy dénonce la « une campagne de salissage » de la CAQ

Après avoir annoncé, mercredi, qu'elle quittait la Coalition avenir Québec (CAQ) pour siéger comme indépendante à l'Assemblée nationale, la députée d'Arthabaska, Sylvie Roy, a affirmé jeudi matin que la CAQ avait entamé « une campagne de salissage » à son endroit.

Un texte d'Alexandre Duval

De passage à l'émission Chez nous le matin, Sylvie Roy a laissé entendre que le chef de la CAQ, François Legault, l'aurait mise en garde après qu'elle eût choisi de quitter sa formation politique. « Il m'a dit, "Tu veux faire mal à la CAQ? Tu vas voir, on va te faire mal", a-t-elle raconté. C'est clair que la campagne de salissage qu'ils font à mon endroit est reliée à cette assertion-là. »

Mercredi, le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a affirmé sur les ondes d'ICI RDI que Sylvie Roy avait eu des problèmes de comportement au caucus de la CAQ. Il a aussi affirmé avoir rencontré Sylvie Roy personnellement afin de lui offrir de l'aide.

« J'ai trouvé ça tellement macho et paternaliste que ça m'a insultée et que ça m'a peut-être poussée à partir. Qu'il s'occupe d'un parti politique, puis moi, je vais m'occuper de mes affaires », a tonné Sylvie Roy.

Sur Twitter jeudi matin, le chef de la CAQ, François Legault, s'est dit « triste de voir autant de politique partisane autour d'un drame humain ».

Triste de voir autant de politique partisane autour d'un drame humain.

- François Legault (@francoislegault) 27 Août 2015

Une liberté de parole retrouvée

La députée d'Arthabaska estime que son départ de la CAQ lui parmettra de retrouver une liberté qu'elle avait perdue.

« Je vais prendre les dossiers qui vont m'intéresser, je vais assister aux commissions [parlementaires] qui vont m'intéresser, je vais prendre la parole sur les sujets qui vont m'intéresser. Je n'aurai pas de permission à demander à personne », a-t-elle dit.

Sylvie Roy ne croit pas que son temps de parole limité pendant la période de questions à l'Assemblée nationale sera un problème. « Si vous travaillez bien, il y a d'autres tribunes. On peut faire des entrevues », explique-t-elle.

La députée a fait savoir qu'elle terminerait son mandat actuel, mais n'a pas voulu s'avancer sur une éventuelle candidature lors des prochaines élections provinciales, prévues pour 2018.

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