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Ouverture du FFM ce soir à Montréal

Pour une deuxième année, l'ouverture jeudi à Montréal du Festival des films du monde est marquée par une profonde remise en question de l'avenir de l'événement, tenu à bout de bras par son fondateur Serge Losique.

Quelques heures avec qu'on déroule le tapis rouge devant le Cinéma Impérial, sur la rue de Bleury, Gilbert Rozon, président du Festival Juste pour rire, a confirmé qu'il était disposé à prendre les rênes du FFM si Losique acceptait de passer le flambeau.

M. Rozon, qui n'a pas encore approché directement Losique, lui proposerait un titre honorifique, estimant que son expertise et son réseau de contacts dans le monde du cinéma sont essentiels à la relance de l'événement.

L'écrivain Dany Laferrière agit à titre de président du jury cette année. Il préfère se tenir loin des rumeurs et des jeux de coulisse, expliquant avoir accepté l'invitation du président du FFM par amour pour le septième art.

« Il faut s'intéresser aux films, répond l'Académicien. Le FFM, c'est le festival, mais il y a des films qui proviennent de partout dans le monde. C'est comme si je refusais de lire un livre parce qu'il y a un problème avec l'imprimeur. Je suis au festival parce que j'aime regarder des films ».

Muhammad, Messenger of God, un film iranien qui dépeint la naissance et la jeunesse du prophète de l'islam, sera présenté jeudi en ouverture. Ce film est de loin de faire l'unanimité. Approuvé par le régime iranien, le film du réalisateur Majid Majidi, récompensé à deux reprises déjà au FFM, est vu par certains comme une oeuvre de propagande.

Une 20aine de personnes manifestent pour dénoncer la présentation du film de Majid Majidi en ouverture du #FFMpic.twitter.com/t1retI9eEK

- Pasquale Harrison (@PasqualeHJ) 27 Août 2015

Louis Dussault, président de la maison de distribution K-Films Amérique, a fait parvenir jeudi une lettre à l'intention du FFM, dans lequel il reproche à l'organisation sa décision de présenter le long métrage « qu'aucun festival ne voulait approcher, un film provenant d'un pays qui emprisonne ses cinéastes ».

En entrevue l'émission Le 15-18 en fin de journée sur ICI Radio-Canada Première, le critique de cinéma Michel Coulombe a toutefois tenu à rappeler que la grande majorité des films iraniens dotés d'un tel budget - 40 millions $ - sont approuvés par le régime du président Hassan Rouhani.

Des membres de la communauté iranienne de Montréal ont d'ailleurs fait connaître leur mécontentement jeudi en manifestant non loin du Cinéma Impérial. Une vingtaine de personnes s'étaient déplacées pour l'occasion.

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