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La pression s'intensifie sur le président guatémaltèque Otto Perez Molina

CIUDAD DE GUATEMALA — Le président guatémaltèque Otto Perez Molina faisait jeudi l'objet d'une pression de plus en plus intense pour l'amener à démissionner, après que son gouvernement ait été ébranlé par de multiples scandales de corruption.

Le bureau du procureur général lui a demandé de quitter ses fonctions pour «prévenir un ingouvernabilité qui pourrait déstabiliser la nation», pendant que des entreprises et des agences gouvernementales fermaient leurs portes.

Le bureau du contrôleur gouvernemental a aussi publié un communiqué dans lequel il estime que M. Perez Molina devrait démissionner «pour éviter une plus grande instabilité sociale qui pourrait avoir des conséquences imprévisibles».

M. Perez Molina, qui fait l'objet d'une procédure de destitution et qui pourrait être accusé en lien avec un scandale douanier, n'a pas pris la parole en public depuis dimanche. Il avait alors nié toute implication dans cette affaire et promis de ne pas démissionner.

D'importantes manifestations sont prévues, après des jours de troubles qui ont vu les manifestants bloquer des routes sporadiquement. Les manifestants réclament la démission du président et le report du scrutin présidentiel du 6 septembre.

L'ancienne vice-présidente de M. Perez Molina a été incarcérée pour avoir possiblement accepté des pots-de-vin d'hommes d'affaires qui voulaient échapper aux droits de douane, et le bureau du procureur général a indiqué que le président lui-même semble avoir été lié à ce stratagème. Plusieurs membres de son gouvernement ont démissionné, pendant que des groupes d'affaires, religieux ou étudiants réclament la démission du président.

L'ancienne vice-présidente Roxana Baldetti aurait accepté des pots-de-vin totalisant 3,7 millions $ US, et la poursuite de son incarcération a été ordonnée mercredi. Elle est notamment accusée de complot, de fraude douanière et de corruption.

Mardi, la Cour suprême a statué que le Congrès peut abolir l'immunité dont dispose M. Perez Molina en tant que président au pouvoir.

Cinq des 13 ministres du gouvernement de M. Perez Molina ont démissionné depuis vendredi, tout comme huit sous-ministres, deux secrétaires et d'autres dirigeants.

M. Perez Molina et Mme Baldetti nient toute malversation.

The Associated Press

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