POLITIQUE
23/08/2015 07:42 EDT | Actualisé 23/08/2015 09:32 EDT

Mélanie Joly remporte l'investiture du Parti libéral du Canada dans Ahuntsic-Cartierville (VIDÉO)

Aux termes d’une lutte serrée, la candidate vedette Mélanie Joly a remporté l’investiture du Parti libéral du Canada (PLC) dans la circonscription montréalaise d’Ahuntsic-Cartierville.

«C'est le jour 1 du périple pour regagner Ahuntsic-Cartierville», a déclaré l’ex-prétendante à la mairie de Montréal, devant des centaines de militants libéraux l’applaudissant chaudement. Il a fallu trois tours du scrutin pour finalement connaître le candidat gagnant, soit celui qui récolter plus de 50% des appuis.

Quelque 2065 libéraux se sont prévalus de leur droit de vote pour choisir le futur candidat du comté. Ahuntsic-Cartierville, dans le nord de la métropole, est d’ailleurs la circonscription québécoise qui compte le plus de membres inscrits au PLC, soit plus de 5000.

Plus tôt dans la journée, Mme Joly a prononcé un discours durant lequel elle a promis, notamment, de participer à la relance économique de la circonscription. «C'est très important pour moi de relancer le quartier Chabanel!» a-t-elle lancé. À ses yeux, il apparaît important de redoubler d'efforts pour aider la rue Chabanel, artère principale des commerces de mode à Montréal. Le quartier connu pour ses loyers abordables possède une grande concentration d'immeubles à bureaux.

Mme Joly a aussi critiqué le premier ministre sortant Stephen Harper sur sa gestion des missions internationales. Jugeant le gouvernement conservateur trop interventionniste et trop axé sur les opérations militaires. «Le Canada doit redevenir le négociateur en chef de la paix dans le monde!», a-t-elle scandé.

Enfin, elle a ajouté: «La création d'emploi et le développement économique n'ont clairement pas été une priorité pour la députée en place depuis neuf ans», lançant une flèche à celle qui pourrait être sous peu son adversaire officielle, l'ex-bloquiste nouvellement néodémocrate, Maria Mourani.

Élue depuis 2006, Mme Mourani est bien connue de la communauté et sera une rivale de taille pour Mme Joly. Pour l’instant, la candidate libérale se dit confiante de son succès auprès des électeurs.

Elle a d’ailleurs balayé du revers de la main les rumeurs selon lesquelles il y aurait eu des manœuvres du parti pour favoriser son investiture.

Les quatre candidats qui se présentaient à l’investiture libérale

Mélanie Joly, 36 ans, est avocate, entrepreneure, auteure et conférencière. Elle a brigué la mairie de Montréal en 2013 et a fondé le parti Vrai changement pour Montréal.

Grace Batchoun, 49 ans, est gestionnaire de projet. Elle a travaillé pour Nortel, Ernst & Young et le CN. Elle a aussi fondé des organismes dans le domaine humanitaire et est très impliquée bénévolement dans les écoles du quartier.

Viken Attarian, 57 ans, est ingénieur professionnel et spécialiste en réseaux informatiques et télécommunications (M.Eng.), dirigeant d’entreprise d’expérience (MBA).Il a travaillé pour plus de vingt ans dans l’élite canadienne de la haute technologie et de l’aérospatiale. Il est notamment président de la Commission politique québécoise du Parti libéral du Canada et siège sur le CA du Parti.

Elie Kassissia, est un militant libéral de longue date ainsi qu'un homme d'affaires et propriétaire d'entreprises dans le domaine de la santé.

Une amie de Justin Trudeau

Proche du chef libéral Justin Trudeau, Mélanie Joly s'est fait connaître aux dernières élections municipales à Montréal en 2013, en terminant en deuxième place à la mairie derrière Denis Coderre. Le parti qu'elle a fondé, Vrai changement pour Montréal, a pour sa part récolté sept sièges.

En septembre 2014, Mme Joly annonce qu'elle quitte Vrai changement pour Montréal et la politique active, mais les rumeurs persistent qu'elle fera rapidement un retour afin de se présenter aux élections fédérales. Quelques mois plus tard, en février 2015, son saut au sein du PLC est confirmé.

Contrairement à Mme Joly, les candidats Grace Batchoun et Elie Kassissia à l'investiture libérale habitent depuis longtemps dans Ahuntsic/Cartierville. Cette dernière y est née, mais réside dans le Mile-End. Elle prévoit déménager dans le secteur sous peu, mais elle n'a pas précisé quand.

Rien dans la Loi électorale du Canada n'oblige un candidat à résider dans sa circonscription.

Fonctionnement du vote d'investiture

Les membres du PLC auront le droit de voter une seule fois. Ils désigneront leur premier choix de candidat, ainsi qu'un deuxième choix. Lors du premier tour de scrutin, le candidat qui obtiendra le moins de votes «premier choix» sera éliminé. Les voix obtenues par ce candidat seront redistribuées parmi les autres, conformément au deuxième choix indiqué. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'un des candidats obtienne 50 % des appuis.

Avec La Presse Canadienne.

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