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21/08/2015 10:07 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Wall Street baisse encore à l'ouverture, inquiète des perspectives mondiales

Wall Street a ouvert en baisse vendredi, sans se défaire d'inquiétudes persistantes sur la croissance mondiale après un mauvais indicateur chinois: le Dow Jones perdait 0,97%, au lendemain d'une chute à son plus bas de l'année, et le Nasdaq 1,21%.

Vers 13H40 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 165,12 points à 16.825,07 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 59,15 points à 4.818,34 points.

L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, reculait de 0,88%, soit 17,87 points, à 2.017,86 points.

Jeudi, Wall Street avait fortement baissé, le Dow Jones perdant 2,06% à 16.990,69 points et tombant à son plus bas niveau de l'année dans la foulée d'inquiétudes mondiales sur la chute des cours de l'énergie et les perspectives chinoises. Le Nasdaq, a reculé encore plus lourdement de 2,82% à 4.877,49 points.

Désormais, la Bourse poursuit son déclin, au moment où "la récente déprime du sentiment mondial est amplifiée par le fait que l'activité manufacturière chinoise est tombée à son plus bas niveau depuis six ans", ont noté les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Ce mauvais indice a contribué à faire chuter plus avant la Bourse de Shanghaï, en baisse de plus de 30% depuis la fin juin, et maintient l'économie chinoise, la deuxième du monde après les Etats-Unis, au centre des préoccupations des investisseurs.

"Bien sûr, la Chine pourrait mettre en oeuvre de nouvelles mesures de relance, mais on en est à un point où c'est déstabilisant pour les marchés car cela revient à admettre que les perspectives économiques sont médiocres et que le soutien monétaire énorme engagé depuis plus de six ans n'a pas permis à l'économie réelle d'enregistrer une croissance durable", a jugé Patrick O'Hare, de Briefing.

A ce titre, en ce qui concerne les Etats-Unis, les craintes sur la Chine et, plus largement, l'économie mondiale relancent les inquiétudes sur une normalisation trop précoce de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), qui maintient ses taux à un niveau presque nuls depuis la fin des années 2000.

"Hier, ce ne sont pas juste les préoccupations sur la croissance qui ont plombé à un tel point la Bourse" de New York, a jugé M. O'Hare. "Ce qui l'a tellement plombée, c'est de se rendre compte de l'aspect de moins en moins divin d'une politique monétaire, qu'elle idolâtre depuis tant d'années."

Le marché obligataire hésitait, le rendement des bons du Trésor à dix ans baissant à 2,062% contre 2,070% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans montant à 2,753% contre 2,743% auparavant.

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