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21/08/2015 10:48 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Syrie: "quelque chose bouge" pour résoudre le conflit (ambassadeur Vatican)

"Quelque chose bouge" dans les efforts de résolution du conflit syrien, même s'il est encore loin d'être terminé, a estimé vendredi l'ambassadeur du Vatican en Syrie en faisant allusion à l'appui de l'Iran au nouveau plan de l'ONU.

"Tout le monde est désormais d'accord sur le fait qu'on ne peut pas continuer comme ça, parce que l'Etat islamique est l'unique gagnant en ce moment", a estimé dans un entretien à l'agence catholique Asianews le nonce Mario Zenari.

"Cet élément a pénétré la conscience de tous, gouvernement et opposition, gouvernements étrangers et communauté internationale", a-t-il ajouté.

"Quelque chose bouge, a observé le nonce, même si nous sommes encore loin de l'objectif. En usant d'une métaphore footballistique, il faut continuer à jouer pour parvenir à mettre un but. Nous sommes encore loin de ce but, mais nous faisons de petits pas dans la direction".

"Cela vaut la peine de travailler, en partant des côtés, pour arriver au centre" du terrain, a poursuivi l'ambassadeur du pape, resté à Damas depuis le début du conflit.

"Reste le problème lié à l'organe de transition doté de pouvoirs exécutifs qui sera appelé à piloter le pays, mais on enregistre des convergences sur tous les autres points: lutte contre le terrorisme, question humanitaire, civils", a-t-il encore estimé.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a soutenu unanimement lundi une initiative visant à favoriser une solution politique, adoptée pour la première fois en deux ans par la Russie et les 14 autres membres.

L'initiative doit démarrer en septembre. L'Iran, principal allié régional du président Bachar al-Assad, a accueilli jeudi favorablement ce nouveau plan.

Les Etats-Unis ont multiplié les consultations diplomatiques, notamment avec une rencontre tripartite inédite, le 3 août entre ministres des Affaires étrangères américain, russe et saoudien.

Le Vatican, par la voix de son quotidien l'Osservatore Romano, a par ailleurs condamné vendredi la destruction, la veille, du monastère syriaque-catholique de Saint Elian, datant du Ve siècle, par les jihadistes.

"Ce nouvel épisode confirme la furie iconoclaste du groupe jihadiste", a-t-il réagi.

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