NOUVELLES
21/08/2015 18:28 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Six morts en Syrie dans une réplique israélienne après des tirs de roquette

DAMAS, Syrie — Six personnes ont été tuées et sept autres blessées dans le sud de la Syrie par des frappes israéliennes, en réplique à une attaque de roquette sur Israël la veille, que les autorités israéliennes ont attribuée à des extrémistes soutenus par l'Iran, a rapporté vendredi la télévision d'État syrienne.

Quatre roquettes ont explosé dans un terrain vague de la Galilée, jeudi. Elles n'ont pas fait de blessé, mais c'était la première fois depuis la guerre israélo-arabe de 1973 que des roquettes tirées depuis le territoire syrien atteignaient Israël. Personne n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque.

D'après la télévision syrienne, un drone israélien a visé une «voiture civile» près d'un marché bondé dans le village de Kom. Cinq personnes ont été tuées. Le gouverneur de la région de Quneitra, Ahmad Sheikh Abdul-Qader, a affirmé que l'attaque avait eu lieu sur la route menant au village de Khan Arnabeh, près de Kom, et que la voiture avait été détruite.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui suit depuis Londres les développements de la guerre en Syrie en se fiant à un réseau de collaborateurs sur le terrain, les cinq morts étaient membres des forces de défense nationale.

La télévision d'État a ajouté qu'une autre frappe aérienne d'Israël au cours de la nuit avait tué un soldat et blessé sept autres.

L'armée israélienne n'a pas commenté sur les victimes rapportées, mais a affirmé avoir mené une mission vendredi matin, sur «une partie de la cellule terroriste responsables des tirs de roquette dans le nord d'Israël».

Vendredi, Israël a soumis une démarche aux États-Unis et aux cinq autres pays ayant négocié l'accord nucléaire avec l'Iran, dans laquelle il blâme Téhéran pour l'attaque à la roquette. Cette action diplomatique exceptionnelle survient alors que les différends entre Israël et les États-Unis à propos de l'entente nucléaire s'accumulent.

Albert Aji et Ian Deitch, The Associated Press