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21/08/2015 08:52 EDT | Actualisé 21/08/2015 08:52 EDT

Premier contact Scion iM 2016 : prendre sa place (PHOTOS)

courtoisie

La Scion iM 2016 n’est pas encore arrivée officiellement sur le marché, mais ses responsabilités sont déjà énormes. C’est à l’iM que Scion, et ultimement son propriétaire Toyota, confie la mission de sortir le constructeur de l’ombre afin de prendre une place plus solide sur le marché en tant que constructeur important.

Parce que jusqu’à maintenant, la marque créée de toutes pièces pour le marché nord-américain par Toyota vit quelque peu dans l’anonymat. Il y a bien la Scion FR-S, le petit coupé sportif prisé qui permet au manufacturier une certaine visibilité sur nos routes, et la Scion TC, un autre coupé qui, il faut avouer, offre quelques éléments différenciateurs intéressants dans son segment comme une capacité de chargement impressionnante (pour une deux portes) et une conduite assez engageante, mais sinon, c’est calme chez Scion.

La xD n’est plus, et les xB et iQ ne seront pas reconduits en 2016. C’est donc dire que l’an prochain, Scion nous offrira la FR-S, la TC, et cette toute nouvelle compacte à hayon que nous avons eu l’occasion d’essayer cette semaine à Calgary, la Scion iM. L’arrivée de cette dernière est prévue en septembre.

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Dévoilée en novembre dernier au Salon International de l’Auto de Los Angeles sous forme de concept, la Scion iM a maintenant comme objectif de devenir le modèle le plus important de la gamme, le pilier si l’on veut. Aidé par l’ajout à son réseau canadien de 50 concessionnaires, Scion souhaite vendre plus de 4 000 unités de la Scion iM à sa première année.

Même si l’objectif est atteint, nous serons loin des chiffres de ventes affichées par les rivaux directs de la Scion que sont la Ford Focus à hayon, la Mazda 3 Sport, la Hyundai Elantra GT, la Kia Forte5 ou encore la Volkswagen Golf. Mais battre ces modèles au chapitre des ventes n’est pas l’objectif de la iM. Elle vise plutôt à assurer la continuité au sein de la gamme Scion, un constructeur adolescent toujours à la recherche de son identité.

La iM vise une clientèle un peu moins jeune que les propriétaires habituels de la marque. Les besoins de ceux-ci sont portés à évoluer, et la marque veut quelque chose à leur offrir quand la vie oblige des compromis que la FR-S ou la TC ne peuvent accepter.

N’oublions pas non plus que Toyota n’offre pas de modèles comme la iM, soit une compacte à hayon, dans son offre canadienne. Il n’offre pas non plus de modèles comme la FR-S, ou encore la TC. Scion est donc en quelque sorte un complément à Toyota qui n’oblige pas ce dernier à faire renaître la Matrix et la Celica, en plus de développer une Corolla coupé.

Facile à comprendre

En résumé, la Scion iM sera la figure de proue de Scion et la premier modèle de la marque depuis son arrivée en sol canadien à viser les consommateurs d’un marché important au Canada. Surtout au Québec, nous adorons les véhicules compacts pour leur économie de carburant et leur prix raisonnable. Par la suite, certains modèles du créneau sont plus sportifs, d’autres, plus confortables, et d’autres encore visent à combiner les deux éléments précédents. C’est le cas de la nouvelle Scion iM.

Avant de se lancer sur les routes assez droites de l’Alberta, Scion promettait à la fois un comportement raffiné et silencieux et une conduite sportive et amusante.

Si vous avez déjà souhaité qu’un constructeur donné fasse des efforts pour simplifier son offre au lieu de proposer une panoplie de versions, modèles, moteurs et équipements optionnels, sachez que vous serez comblé avec Scion.

Il n’y a qu’une seule version, quelques équipements pouvant y être ajoutés, un moteur, et deux choix de boîtes de transmission. C’est tout. Rien de plus simple.

Sous le capot, un moteur quatre-cylindres de 1,8 litre développant 137 chevaux et 126 lb-pi de couple est en place. Il s’agit du même moteur équipé de la technologie Valvematic que nous retrouvons dans la Toyota Corolla LE ECO, un modèle misant sur l’économie de carburant pour se démarquer.

Scion ne pousse cependant pas la carte de l’économie comme le fait la Corolla LE ECO, mais promet tout de même une consommation moyenne combinée de 7,7 litres aux 100 kilomètres avec la boîte manuelle à six rapports, et 7,4 litres aux 100 kilomètres avec la boîte automatique à variation continue CVTi-S, un autre élément provenant directement de la Corolla.

Pour le reste, il n’y a qu’une seule version du modèle offerte à partir de 21 165 $ avec la boîte manuelle et 21 990 $ avec la boîte automatique CVTi-S.

Il s’agit approximativement du prix moyen pour le modèle milieu de gamme des rivales de la iM offrant plus de versions. En réalité, la Scion n’a pas vraiment de version de base et de version haut de gamme, mais bien un modèle seulement offrant un équipement correct.

Nous retrouvons notamment la climatisation à deux zones, le régulateur de vitesse, le système Bluetooth, l’intégration de l’application de musique web AHA, un écran multifonctions de 4,2 pouces facile à lire, un écran central de 7,0 pouces simple à utiliser et une caméra de recul.

À tout cela il est possible d’ajouter quelques options, comme le système de navigation et les sièges chauffants. Inversement, il faut oublier le toit ouvrant ainsi que la radio satellite.

Extérieur vibrant, intérieur spacieux

Plusieurs accessoires de personnalisation visuelle sont disponibles, provenant notamment de TRD. Scion mise d’ailleurs beaucoup sur le style extérieur qui dans l’ensemble est bien réussi selon moi. La partie avant rappelle la Corolla, mais pour le reste le style est assez distinct, et résolument sportif. Aux teintes de gris, noir et blanc s’ajoutent des couleurs vibrantes comme un bleu flamboyant, le rouge et une peinture vert limette qu’on adorera pendant que notre voisin détestera, ou le contraire.

L’intérieur est selon moi une réussite absolue. Le volant gainé de cuir est élégant tout en étant confortable, tout comme les sièges et leur tissu de bonne qualité. Le tableau de bord est lui aussi bien exécuté, et l’ergonomie est sans reproches. Il manque peut-être quelques espaces de rangement à l’avant, mais en contrepartie il y a huit portes-verres, pour ceux qui ne veulent pas faire de choix.

Le coffre affiche quant à lui un volume de chargement de 588 litres avec tous les sièges en place, et les grandes personnes seront heureuses de savoir qu’il y a suffisamment d’espace pour la tête et les jambes, autant à l’avant qu’à l’arrière, même pour des adultes.

Le bœuf est lent et la terre se tanne

Jusqu’à présent, que des qualités ou presque. Scion a beaucoup vanté l’insonorisation de l’iM et sans dire qu’elle est un coffre-fort, nous étions trois dans la voiture et nous étions en mesure de nous parler sans trop lever la voix. Quelques bruits de roulement se font entendre, évidemment, mais pas plus ou moins que dans un autre modèle du même segment.

Le comportement routier est prévisible et la direction relativement agile. La voiture peut enfiler les courbes avec un certain aplomb, sans toutefois être au niveau d’une Mazda 3. Scion ont voulu combiner confort et dynamisme (dans les courbes), et l’objectif est atteint dans l’ensemble. Si vous êtes à la recherche de quelque chose très sportif, ou très confortable, il y a des options un peu mieux réussies dans le segment pour chaque personnalité. Mais si vous voulez un peu de tout, l'iM mérite d’être considérée.

Les courbes, ça va. Le confort, ça va. Où ça se gâte, c’est lorsque nous avons à solliciter les 137 chevaux sous le capot. La Scion iM 2016 est de loin la voiture la plus lente de son segment, du moins c’est l’impression qu’elle m’a donnée. Les accélérations sont pénibles, surtout dans les modèles équipés de la boîte manuelle. De plus, la pédale d’embrayage est difficile à moduler et pas confortable du tout avec sa course trop longue et un point de friction trop haut.

La boîte CVTi-S améliore quelque peu les choses, mais il y a des moments à vitesse de croisière où j’écrasais la pédale droite et rien, mais alors rien, ne se passait. La vitesse n’augmentait tout simplement pas et il fallait absolument changer de rapport. Je comprends que ce n’est pas une Ferrari, mais tout de même.

Avoir à choisir, j’irais avec la boîte automatique. Je ne croyais jamais dire une telle chose, mais la CVTi-S, malgré le fait qu’elle soit à variation continue, offre un peu plus de sensations quand nous voulons accélérer ou dépasser. De plus, elle ne donne pas nécessairement l’impression d’être une CVT pure et dure alors qu’elle simule le passage des rapports, donnant l’impression d’être une automatique traditionnelle.

Mais peu importe la boîte de transmission, la Scion iM est très loin d’offrir des accélérations vives. Tout le contraire même.

Conclusion

Pour certaines personnes, les performances en ligne droite importent peu. Si c’est votre cas, sachez que la Scion iM 2016 est une compacte spacieuse, élégante et dotée d’un habitacle au-delà de la moyenne. L'économie semble également au rendez-vous alors que notre journée d’essai s’est soldée par une consommation moyenne de 7,7 litres aux 100 kilomètres, soit à peu près ce que le constructeur avance.

Source: AutoEcolo.com