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21/08/2015 08:48 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Mondial-2015/Préparation - France-Angleterre, ultime test de personnalités

La France et l'Angleterre se livrent à une répétition générale, à quatre semaines de la Coupe du monde (18 septembre-31 octobre) lors d'un Crunch annoncé épais, samedi (21h00) au Stade de France.

Une semaine après une première escarmouche à Twickenham entre deux XV expérimentaux, Français et Anglais se retrouvent en banlieue parisienne avec des rangs renforcés et un appétit aiguisé. Si les volontés s'opposent, l'envie est commune d'améliorer le contenu de la brouillonne victoire anglaise (19-14) afin de valider l'idée d'une certaine montée en puissance.

Pour le XV de France, il sera d'abord question de caractère. Apparu dangereusement naïf en défense et toujours désespérément stérile en attaque samedi dernier, passera-t-il enfin avec succès un test "grandeur nature" ?

Le manager Philippe Saint-André a en tout cas fredonné la ritournelle habituelle, pointant le manque d'efficacité de ses troupes mais s'accrochant au positif de ces quelques incursions dans la défense adverse. Ca va venir, assure-t-il, affichant sa conviction qu'il est encore possible de guérir des maux récurrents depuis plus de trois ans. On demande à voir.

Saint-André a pratiquement tout changé dans son XV de départ, injectant 12 nouvelles têtes et des muscles. L'occasion aussi de parachever sa large revue d'effectif et d'observer en action certaines associations.

Ce sera ainsi le cas de la paire toulonnaise Sébastien Tillous-Borde/Frédéric Michalak, 17e charnière de l'ère Saint-André et la 6e en six matches, dont la prestation sera scrutée à la loupe.

En face, les Anglais ont montré leur savoir-faire, piquant trois fois samedi dernier par leurs ailiers et contrôlant ensuite le reste de la partie.

"J'ai vu une équipe d'Angleterre égale à sa réputation, à savoir très pragmatique et jamais dans l'affolement", confirme le troisième ligne français Damien Chouly. "Même s'ils ont été dans la difficulté quelques fois, ils ont toujours su garder leur sang-froid et rester dans leur cadre c'est à dire leur jeu."

Et dire que ce n'était qu'un XV de la Rose en rodage et dépareillé... Car le sélectionneur Stuart Lancaster a battu le rappel de ses cadres pour le déplacement en France, changeant 14 joueurs dans son XV de départ.

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