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21/08/2015 04:10 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Migrants: la police macédonienne renforce le contrôle à la frontière avec la Grèce

La Macédoine a renforcé dans la nuit de jeudi à vendredi la présence policière à la frontière avec la Grèce pour arrêter un flux de migrants, notamment des réfugiés syriens, souhaitant passer par son territoire pour se rendre en Europe occidentale, a constaté une journaliste de l'AFP.

Une zone frontalière à proximité de la ville de Gevgelija (sud) que les migrants utilisaient ces derniers jours pour passer illégalement en Macédoine en provenance de la Grèce était bouclée vendredi matin par la police et inaccessible à la presse.

Jeudi, un groupe de quelque 1.500 personnes, dont des enfants et des femmes, y étaient coincées dans un no man's land par une unité des forces spéciales de police.

Le gouvernement macédonien a décrété jeudi l'état d'urgence et annoncé le déploiement des forces armées dans cette zone pour aider les autorités locales et la police à gérer la "crise".

Les militaires n'étaient toutefois pas visibles dans la matinée sur place.

Un groupe d'environ 250 réfugiés syriens, dont des enfants et des femmes, a néanmoins réussi à franchir la frontière et s'est massé à la gare ferroviaire de Gevgelija, après avoir marché en forêt durant la nuit, ont raconté certains d'entre eux à l'AFP.

La présence policière étaient également renforcée à la gare, où des migrants sont arrivés par milliers ces derniers jours. Là, ils se faisaient délivrer par la police locale des documents temporaires leur permettant de continuer leur périple vers le nord, par la Macédoine et la Serbie, avant d'arriver à la frontière avec l'Union européenne.

Les migrants affirment que ce processus d'enregistrement a été arrêté.

"Ils ne nous donnent pas de papiers. Peut-être qu'ils ont l'intention de nous renvoyer vers la Grèce", dit un jeune homme de 24 ans, sous le couvert de l'anonymat.

"Nous ne voulons pas faire demi-tour. Nous sommes épuisés par la marche et nous sommes épuisés par la situation en Syrie. Nous ne voulons pas faire la guerre. Mon père a été tué par un obus. Je n'ai plus personne là-bas et je dois partir", raconte cet étudiant de biologie de Damas.

La Macédoine a accusé mercredi les autorités grecques de diriger de façon organisée les migrants vers son territoire.

jmi-rus/pt